samedi 7 décembre 2002

Téléphonoscope n°9 – Robida, créateur du Vieux Paris à l’Exposition Universelle de 1900

Robida, créateur du Vieux Paris à l’Exposition Universelle de 1900 

(28 pages) 46 illustrations, dont 4 inédites.

1- Editorial par Claude Rebeyrat.
2- Bibliographie sommaire sur « le Vieux Paris » de Robida par Jean-Claude Viche.
3-  Dans le Décor…Le Vieux Paris de Robida et l’Expo de 1900 par Patrice Carré.
4- Quelques souvenirs sur le Vieux Paris à l’Exposition Universelle de 1900 par Fred Robida.
5- Le Vieux Paris, du Rêve à l’Apothéose par Jean Robida.
6- Le Vieux Paris, illustration de Robida sur la double page centrale.
7- Paris perdu, Paris mis en pages…En feuilletant la Gazette du Vieux Paris par Patrice Carré.
8- Le Vieux Paris dans les cartes postales de Robida par Jean-Claude Viche.
9- Les éventails de Robida pour l’Exposition Universelle de 1900 par Jacques Lebon.

Bulletin des amis d'Albert Robida
Décembre 2002 - numéro 9

Auteurs : Patrice Carré, Jacques Lebon, Claude Rebeyrat, Fred Robida, Jean Robida, Jean-Claude Viche.

Faire revivre le Moyen Âge alors que l’on a inventé le futur peut paraître une bien modeste ambition pour Albert Robida.

“Or, mon rêve, confie-t-il à Emile Bayard 1, commença à se réaliser lors de mon Vieux Paris. J’étais venu à Paris avec trois projets : peindre des paysages avec des maisons, des bâtisses, dessiner et, si possible, écrire… Me voici donc à même d’exécuter des constructions pittoresques ! Je suis donc maintenant complètement heureux”.

Emile Bayard précise : “L’artiste fut là dans son élément ; son imagination satisfaite et sa force d’art sortirent grandies de cette manifestation puissante. Robida architecte offre un intérêt curieux, surtout en ces sortes de reconstitutions moyenâgeuses, exemptes de froideur, si éloignées du tire-ligne, du compas et de la règle, ces rigoureux auxiliaires. La documentation du dessinateur s’affirma sûre, et son érudition absolue ; l’artiste puisa dans cet essor son apothéose”.

Oublions l’emphase de l’auteur pour retenir l’essentiel. Le dessinateur abandonnant pour un temps son crayon et ses pinceaux se fait architecte et maître d’œuvre du Paris des temps passés. Conçus par lui, les monuments disparus du Paris ancien, les auberges, les cabarets, les théâtres et les échoppes se dressent sur 250 mètres sur la rive droite de la Seine entre le pont de l’Alma et l’actuelle passerelle de Billy. Ces immeubles en dur sont construits pour la plupart sur une plateforme reposant sur une forêt de pilotis. Des figurants en costume d’époque font gaillardement revivre le Moyen Âge, la Renaissance, le Dix-septième et le Dix-huitième siècle selon le décor dans lequel ils évoluent. L’ambiance est chaleureuse. Elle demeure bien vivante jusqu’au milieu de la nuit. On s’y amuse bien dans ce Vieux Paris. Il paraît même qu’un oncle de Céline y aurait serré d’un peu trop près une “ribaude”.

C’est assurément une étape originale dans l’œuvre d’Albert Robida. C’est la raison pour laquelle il nous a semblé opportun de lui consacrer notre neuvième Téléphonoscope.
Au premier rang des auteurs qui ont fait ce nouveau Téléphonoscope Fred Robida. Assistant sa sœur Émilie, sculpteur, il sera l’enlumineur de manuscrits mais aussi un des artistes décorateurs du Vieux Paris. Nous reproduisons in extenso l’exposé qu’il fit vers les années 1960 devant la “Commission du Vieux Paris” 2. Comment ne pas solliciter l’avis d’un architecte en activité, notre trésorier, Jean Robida, petit-fils d’Albert. Il se devait de nous donner toutes les informations que la famille et lui-même possèdent sur cet évènement ainsi que ses réactions de professionnel du “Bâtiment”. La Gazette du Vieux Paris, autre création d’Albert Robida, comporte 14 numéros rédigés par une trentaine d’auteurs aux mérites “variables” et bien entendu, Robida dans une rubrique à scandales : “l’Affaire de la Tour de Nesle”. Patrice Carré a accepté de conduire une analyse “pointue” de ces différentes contributions. Dans un premier temps, il nous situe l’importance des expositions universelles et le rôle important qu’elles ont eu dans la vulgarisation des progrès techniques. Jean-Claude Viche rappelle la bibliographie sommaire des ouvrages que Robida a consacré à l’histoire de Paris. Il décrit aussi les différents jeux de cartes postales dessinées et aquarellées avec grand talent par notre artiste. N’oublions pas non plus ce texte pittoresque de Jacques Lebon, chercheur, membre du Cercle de l’éventail, présentant les six éventails du Vieux Paris décorés par Robida. 
Un hommage particulier doit être rendu à François Peyrat qui a bien voulu nous confier des documents originaux, et notamment l’extraordinaire contrat de location des 250 mètres de rive de bord de Seine : 225.000 francs or ou encore 720.000 euros. Le Vieux Paris s’est réalisé grâce à un mécène ayant l’audace d’un entrepreneur : Arthur Heulhard.
Que tous ceux qui on contribué à ce numéro soient remerciés pour leur amicale collaboration.
Dans les années 60, quand je rendais visite à Fred Robida dans sa maison du Vésinet, il nous est arrivé quelquefois d’évoquer cet exceptionnel chantier qui mobilisa la famille pendant au moins deux ans. Fred aurait souhaité que plus d’attention soit portée à cette magnifique reconstitution du passé de Paris réalisée par son Père. En publiant le texte de son exposé devant la Commission du Vieux Paris, l’Association souhaite y contribuer.

Nous espérons que ce nouveau numéro du Téléphonoscope alimentera votre curiosité et continuera à vous donner satisfaction.

Claude Rebeyrat

Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

Bon de Commande

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