mardi 26 janvier 2021

Téléphonoscope n°27 - Robida et l'Histoire de France

 Robida et l'Histoire de France


(52 pages)

Sommaire :

  1. Image et Histoire de France au XIXe par Michel Thiébaut
  2. Robida, auteur de romans historiques et pédagogue de l’Histoire de France par Michel Thiébaut.
  3. Grandes figures de l’Histoire nationale François 1er et Jeanne d’arc par Michel Thiébaut.
  4. Robida citoyen, patriote et témoin de son temps par Dominique Lacaze.
  5. Le « monstre » des Assiégés de Compiègne écrit et illustré par Albert Robida par Delphine Jeannot.


Bulletin des amis d'Albert Robida
Novembre 2020 - numéro 27

Auteurs : Dominique Lacaze, Michel Thiébaut. 


Robida et l'Histoire de France

    Robida participe à un vaste mouvement de valorisation de l’Histoire nationale qui va jusqu’à une reconstruction qualifiée souvent de roman national. Ce mouvement s’appuie, dans la seconde moitié du XIXe siècle, sur le développement technique de l’iconographie. Robida y joue un rôle important d’abord comme promoteur du patrimoine national, tout particulièrement du patrimoine moyenâgeux, à la suite du mouvement romantique. On pense à la série La Vieille France, aux livres traitant de l’histoire de Paris ou à ses interventions dans La Caricature et autres publications. Il est alors le compagnon de route de Mérimée et Viollet le Duc.

    Mais Robida est aussi un auteur de romans historiques et un pédagogue de l’Histoire de France. Après Walter Scott en Angleterre ou Hugo et le bibliophile Jacob en France, il va rendre l’Histoire plus vivante dans divers romans pour enfants, et pas seulement pour enfants. Il s’attache particulièrement à deux héros de l’Histoire de France : François 1er et surtout Jeanne d’Arc qui intervient dans une série de 72 cartes postales et dans Les Assiégés de Compiègne dont le musée Vivenel vient d’acquérir l’ensemble des dessins originaux. Robida produit aussi des contributions plus personnelles comme ses livres et dessins de chroniqueur de la Commune ou plus largement de témoin de l’évolution de la civilisation au XIXe siècle, dans Le Dix-neuvième siècle ou dans La Caricature et autres journaux.

Éric Blanchegorge & Dominique Lacaze




Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

Bon de Commande


vendredi 1 janvier 2021

Meilleurs Vœux à toutes et tous...

Bonne Nouvelle et Bonne Année ! nous pourrons sortir librement en l'An 3000... et voler où bon nous semble 🤩
 

...c'est Albert Robida qui nous le confirme ! 😂 


 

(Lavis rehaussé à la gouache par Robida pour "Paris depuis ses origines jusqu'en l'an 3000", de Leo Claretie, 1886)

 

 

jeudi 24 décembre 2020

Robida l’avait prédit en 1897… le Noël de demain sera virtuel…

Réunion de famille : Que notre femme soit en visite chez sa tante de Budapest, que notre fille aînée étudie à l’institut dentaire de Melbourne, que notre cadette soit ingénieure des mines de l’Oural, que notre fils élève des autruches à Batavia, que notre neveu soit à ses plantations de Batavia, ça ne nous empêche pas de fêter Noël ensemble par le téléphonoscope !  Mieux que Zoom, Teams, et autres… 🤣
 

Albert Robida vous souhaite d’excellentes Fêtes de Noël… 🎅

 


lundi 5 octobre 2020

Rahan s'invite chez Robida !

Rahan s'invite chez Robida, c'est un titre qui peu faire sourire ! En effet, comme nous vous l'avions annoncé il y a quelques semaines, dans le cadre de l'ouverture d'une nouvelle salle dédiée à la préhistoire au Musée Antoine Vivenel de Compiègne, une exposition Rahan et la Préhistoire se tient actuellement au Centre Antoine Vivenel. Rahan est donc en pleine terre natale de notre auteur préféré !

Pour fêter les 50 ans de la naissance du héros iconique Rahan, cette exposition, présentée par le musée Antoine Vivenel et organisée en collaboration avec la galerie Huberty & Breyne, rassemble une sélection d'une quarantaine de planches originales de Rahan réalisées durant la décennie 1969-1979. Des objets issus des collections des musées de Compiègne complètent le parcours, associés à des œuvres et à des vestiges archéologiques spécialement prêtés par des institutions patrimoniales, tout en faisant écho aux dessins exposés.

À travers l’œuvre de Rahan, et son contexte de réalisation, c’est la période de la Préhistoire qu’il nous est proposé de parcourir. En s’appuyant sur ce héros, les principales inventions qui ont accompagné l’évolution de l’humanité sont abordées, l’exploration de la faune, de la flore et des modes de vie de cette période devient passionnante, tout en retrouvant l’atmosphère des années 1960 et 1970 au travers des valeurs prônées par le personnage.

Cette exposition est organisée dans le cadre de l'événement BD 2020. La France aime le 9e art, initié par le Ministère de la Culture, et de l'inauguration récente de la nouvelle salle dédiée à la Préhistoire du musée Antoine Vivenel.


 

Nous avons pu visiter cette exposition hier, et surtout suivre avec beaucoup de plaisir une visite guidée absolument parfaite. Dans ce parcours initiatique des Âges Farouches, nous avons pu redécouvrir l'univers de Rahan à travers de magnifiques grandes planches originales, visite ponctuée de nombreux parallèles historiques et chronologiques. Pour illustrer ces explications, des vitrines recélaient d'incroyables artefacts prélevés au sein des collections préhistoriques du Musée Antoine Vivenel.

Bien sûr, une de ces vitrines nous rappelle qu'Albert Robida s'est également intéressé à la préhistoire et à la vie des hommes préhistoriques, avec comme on peut l'imaginer, sa truculence habituelle. Pendant plus d'une heure, les dix personnes qui suivaient la visite ont littéralement bu les paroles de notre guide dans un silence quasi religieux... une très belle visite, dans une exposition qui devait se terminer le 18 octobre mais qui finalement sera prolongée jusqu'au 15 novembre 2020...






A noter la présence le weekend dernier de Jean-François Lecureux, scénariste actuel de Rahan, pour une conférence le samedi et dédicace pendant les deux jours... une très sympathique rencontre !

Alors, n'hésitez plus, direction Compiègne, 17, rue James de Rothschild !

https://www.agglo-compiegne.fr/rahan-et-la-prehistoire-0

 


 


vendredi 25 septembre 2020

Robida et la Cathédrale de Reims... à la TV !

A voir en replay sur RMC Découverte en Replay :

LES SECRETS DE LA CATHÉDRALE DE REIMS

Pour accueillir durant des siècles le sacre des Rois de France, les bâtisseurs du Moyen-Âge ont imaginé à Reims, une cathédrale d´architecture gothique qui dépasse l'entendement. Les plus grands spécialistes de leur temps ont mis leur génie à contribution et inventé de nombreuses techniques de construction. Avec près d'1 million et demi de visiteurs par an, venus voir ses milliers de statues, cet immense vaisseau de pierre est la plus longue des cathédrales française et ses tours dépassent en dimension celles de la cathédrale de Paris. Grâce à l'aide des meilleurs spécialistes et de reconstitutions en 3 dimensions, percez les secrets de la cathédrale de Reims.

Évidemment, si on en parle ici, c'est qu'on y trouve une belle illustration d'Albert Robida, représentant la Cathédrale de Reims ( 39' 10'' à 39'18''), en proie à l'incendie catastrophique du 19 septembre 1914, causé par les bombardements acharnés des barbares germaniques... une lithographie provenant de la série "Les Ville Martyres" (Reims - Louvain - Senlis - Malines - Arras - Termonde - Soissons - Ypres)...

Hélas, cette illustration éloquente a été un peu saucissonnée dans le documentaire, et ne permet pas d'en saisir la puissance de l'illustration. On ne peut pas tout avoir ! 

Voici quand même cette belle litho, dans son intégralité :


http://rmcdecouverte.bfmtv.com/les-secrets-de-la-cathedrale-de-reims/program_7653/?fbclid=IwAR093LdkHoZpCdq0YgI0TXY98XpZy4gXSyThZxGpN18lK-egm1485MlyXkc

samedi 15 août 2020

Drôle de Chat Noir ! ...

Dans le dernier numéro de la revue "PARIS de Lutèce à nos jours", on découvre une illustration pleine page, une gravure représentant la façade du cabaret Le Chat Noir.
Dans la légende, il y est précisé que ce dessin est l’œuvre d'Albert Robida.

On sait qu'Albert Robida a réalisé plusieurs illustrations du Chat Noir, en revanche, celle-ci semble ne pas être de lui. Je dis bien semble, car comble de l'étonnement, ce dessins sur cette pleine page est en basse résolution, donc pixelisé, ce qui gêne considérablement la lecture de l'image, mais à 99%, il ne s'agit pas d'une œuvre inconnue d'Albert Robida.

On note que cette illustration fait partie de la collection particulière de Laroche Valmon (??), pseudonyme d'un chanteur qui a eu ses belles heures de gloire dans les années 80... on se souvient entre autres de "T'as le look coco"... qui est encore dans nos têtes  (de son vrai nom : Jean-Quentin Gérard...).

Reste à savoir comment s'est glissée cette erreur, soit de légende, soit permutation de la vraie image de la façade du Chat Noir dessinée par Robida par celle publiée... affaire à suivre...


Ci-dessous, couverture illustrée par Albert Robida, avec la façade du Cabaret Le Chat Noir :



vendredi 14 août 2020

C’était demain : anticiper la science-fiction en France et au Québec (1880-1950)

Note critique sur l’ouvrage -Version 2 du 11/08/2020
Par Jean-Claude VICHE - Président Fondateur de l'Association des Amis d'Albert Robida.

C’était demain : anticiper la science-fiction en France et au Québec (1880-1950)
 


J’ai rencontré à l’exposition de Sèvres de novembre dernier une ancienne membre de notre Association, Natacha Vas Deyres  (Université de Bordeaux, Montaigne -EA 4593 CLARE) qui est une des membres du triumvirat (avec Patrick Bergeron et Patrick Guay) qui a organisé la réalisation  du livre  C’était demain : anticiper la science-fiction en France et au Québec (1880-1950)  EYDÔLON n° 123, Bordeaux, 2e trimestre 2018.

Ce livre qui rassemble les articles d’une trentaine d’auteurs dont elle-même, dans lesquels j’ai retrouvé Valérie Stiénon, Jean Luc Boutel, Fleur Hopkins, Arnaud Huftier, Marie Palewska, Jean-Luc Buard, et Claire Barel-Moisan est un voyage dans ce qu’on appelle maintenant la proto-science-fiction où se situe Albert Robida.

Aucun article n’est d’ailleurs consacré à celui-ci, il est cependant cité par trois auteurs :
    - Daniel David (CNRS - Université technologique de Compiègne ) avec son article illustré Emile Driant en son temps : de la Science-fiction pour la jeunesse à la prescience de nouvelles formes de guerre (1880-1916)  présente l’œuvre d’Emile Driant qui le nom de plume « Capitaine Danrit » puis  « Commandant Danrit », publiera de 1889 à 1912 quelques dix-mille  pages de guerre-fiction patriotique, ce qui l’amène à parler de Robida :

    « p.119 – Il (Driant) a laissé une vingtaine de gros romans destinés à la jeunesse , montrant l’armée française en et exaltant le sentiment patriotique ; (…) .Notre propos tente de situer l’œuvre littéraire  de Driant/Danrit par rapport à celles de Jules Verne, Paul d’Ivoi et Robida, ces trois auteurs ayant contribué sous des formes diverses à la diffusion d’anticipations destinées à la jeunesse.
    p. 120- « Une place à part y est occupée par Albert Robida (1848-1926) surtout connu comme illustrateur. Très éclectique, il œuvra dans de nombreux domaines, dont la guerre du futur et les anticipations . Celles-ci sont empreintes d’une grande fantaisie, ce qui n’exclut pas la lecture au second degré et la recherche de similitudes avec des évènements réels. C’est qu’il imaginait à longue échéance :  ses deux ouvrages de base, Le Vingtième siècle (1883) et La Vie électrique (1892) se situent respectivement en 1953 et 1960 . Il avait débuté vers 1868 avec La Guerre au XXe siècle-campagne de Jujubie. En 1908, il illustra un roman au titre accrocheur, La guerre infernale, dont l’auteur était Pierre Giffard.
    Le graphisme de Robida et son vocabulaire sont très inhabituels, voire déconcertants (le téléphonoscope, l’arme miasmatique)  ; « les problèmes de basse technique n’existent pas pour lui, il croit en l’irréalisable  » ; de ce point de vue , il est à l’opposé de Danrit, qui reste dans la limite du vraisemblable. Il est cependant un point de jonction inattendu entre eux, la bicyclette  . Le cyclisme militaire eut le temps les faveurs du Capitaine, grâce à la « pliante Gérard transportable dur le dos du fantassin…. ».
Les références au Téléphonoscope n°10 et aux Rocambole n°57 et 66 sont indiquées en bas de page.


Mes remarques.
On ne peut que se féliciter a priori que M. Daniel David cite l’œuvre d’anticipation d’Albert Robida concernant la guerre du futur. Mais il est un peu regrettable que cette présentation donne de cette œuvre une image en partie inexacte  et que la part  de celle-ci consacrée à la guerre fiction soit tronquée.

L'ouvrage sur le site de la FNAC

mercredi 15 juillet 2020

Albert Robida et Le Corrège ?

Voici une petite interrogation...

Ci-dessous le sommaire de Les Annales n°1331 du 27 décembre 1908.
On note l'article connu Autos, Ballons en 1950 par A. Robida (jusque-là rien d'étrange)

En revanche, on lit en-dessous : Illustrations d'après LE CORREGE, A. ROBIDA...

De toute évidence, cette reproduction n'est pas d'Albert Robida... mais je n'ai pas eu en communication la revue complète.
Y aurait-il d'autres illustrations de Robida dans cette revue ? ou est-ce simplement une coquille ?

...Affaire à suivre...



lundi 6 juillet 2020

Musée Antoine Vivenel - Rahan et la Préhistoire... et Albert Robida

Du 18 juillet au 18 octobre 2020
Exposition Rahan et la Préhistoire

Dans le cadre de l’ouverture récente de sa nouvelle salle dédiée à la Préhistoire, le musée Antoine Vivenel présentera une exposition autour de l’un des personnages les plus populaires de la
bande dessinée française : Rahan.

Pour fêter l’anniversaire des 50 ans de la naissance de ce héros iconique, cette exposition, organisée en collaboration avec la galerie Huberty & Breyne, rassemble une sélection d’une quarantaine de planches originales de Rahan réalisées durant la décennie 1969-1979.
A travers l’œuvre de Rahan, c’est la période de la Préhistoire qu’il nous est proposé de parcourir. En s’appuyant sur les aventures de ce personnage de fiction, les principales inventions qui ont accompagné l’évolution de l’humanité seront présentées, l’environnement des hommes préhistoriques exploré, sans oublier les enjeux de la société des années 1960 et 1970, qui se mêlent fréquemment au récit, dans cette série de référence.


Compiègne étant la ville natale d'Albert Robida, et le Musée Vivenel entretenant des rapports privilégiés avec notre auteur, il ne sera donc pas trop étonnant, de croiser quelques unes des ses œuvres durant la visite (notre association a fourni quelques documents...).


Centre Antoine Vivenel
(salle des expositions temporaires du musée Antoine Vivenel)
17, rue James de Rothschild 60200 Compiègne (accès côté parc Songeons)

Horaires d’ouverture
Mardi, samedi et dimanche : 10h-13h / 14h-18h
Mercredi, jeudi et vendredi : 14h-18h
Fermeture : le lundi

Plein tarif : 4 euros
Tarif réduit : 3 euros
Gratuit le premier dimanche du mois et pour tous les moins de 26 ans.
Billet unique donnant accès aux musées Antoine Vivenel et de la Figurine historique.

Pour plus d’informations :
www.musee-vivenel.fr
03 44 20 26 04


 

jeudi 25 juin 2020

Réédition de Trois Femmes pour un époux de Louis Vossion, illustré par Albert Robida

On note avec beaucoup de plaisir l'excellente initiative de notre éditeur fétiche, Frédéric Douin, qui vient de rééditer un petit ouvrage remarquable : Trois Femmes pour un époux, de Louis Vossion, magnifiquement illustré par Albert Robida !

Nous avions déjà eu l'occasion de diffuser ici quelques copies de planches de l'ouvrage original, qui laisser transparaître un remarquable travail du maître, tant au niveau des détails que le travail recherché sur les couleurs... une pure merveille !

Louis Vossion. Trois femmes pour un époux. Conte Birman. Illustrations et Encadrements en couleurs de Albert. ROBIDA. Edité par Angelo Mariani en 1910. Réédition en juin 2020 par Editions Douin dans la marque Plumes & crayons. Sortie le 29 juin 2020. Expéditions à partir du 30 juin.

Format 210 x 297 mm, cahiers cousus, couverture rigide, 36 pages, impression en couleurs sur un fort couché mat 200 g. EAN : 9791097269333
Premier tirage limité à seulement 30 exemplaires.

Réédition avec recomposition du texte réalisée par nos soins. C'est l'exemplaire dédicacé par Angelo Mariani au sculpteur Auguste Patey (1855-1930) qui a été numérisé.

Albert Robida s'est surpassé dans les encadrements (10 différents). Qu'elle imagination ! et les assemblages de couleurs sont remarquables.

Le célèbre Angelo Mariani était adulé par toute la haute société et la bourgeoisie en cette deuxième moitié du XIXe siècle. Il a inventé, produit et commercialisé à grande échelle, en france mais aussi à l'international, son fameux vin de coca. Prescrit avec succès pour combattre la grippe, le vin se targue de soigner les affections nerveuses, l'anémie, l'impuissance. Les ventes sont telles que Mariani ouvre sa propre pharmacie au 41, boulevard Haussmann puis fait élever dans les années 1880 au 10-12, rue de Chartres, à Neuilly-sur-Seine, une usine vouée à la transformation de la coca, le vin étant commercialisé dans une bouteille de 50 cl : 60 g de feuilles de coca sont macérées dans de l'alcool (probablement du cognac), puis dans du vin de Bordeaux où est ajouté 6 % de sucre.
Albert Robida, a dessiné et publié dans ses revues, de nombreuses publicités pour le vin Mariani et c'est à la demande d'Angelo Mariani, qui souhaitait faire une belle édition à tirage limité, qu'Albert Robida a magnifiquement illustré ce conte de Louis Vossion.

Albert Robida (1848-1926) était auteur, caricaturiste, illustrateur, chroniqueur, maître de l’anticipation et historien. Son oeuvre est riche de plus de 60 000 dessins et de 200 livres illustrés.

dimanche 21 juin 2020

Clovis 1er, par Albert Robida...

Vu récemment sur un site de vente aux enchères bien connus... Clovis 1er par Albert Robida, caricature originale entoilée 1872.
Nous ne pouvons pas affirmer que cette illustration soit véritablement un original (en-dehors d'un prix de vente très exagéré), mais plutôt une page originale extraite (p57) d'une livraison de l'Histoire de France Tintamaresque de Touchatou (alias L. Bienvenu) paru en 1872 (puis édité par la Librairie Illustrée en 1881, voir Biblio Brun 1984)

Pour son Clovis 1er, Albert Robida se serait inspirait du Clovis d'Alexandre Cabanel (1826-1889)... il serait amusant de rapprocher cette caricature de l’œuvre inspiratrice et certainement très académique de ce peintre français très apprécié au second empire.


lundi 23 mars 2020

1948 - Exposition du Centenaire de la Naissance d'Albert Robida

En 1948 a eu lieu au Musée d'Art Moderne à Paris une exposition Robida à l'occasion du centenaire de sa naissance.

Pendant un mois, du 26 novembre au 24 décembre, les visiteurs ont eu la chance de redécouvrir l’œuvre d'Albert Robida, un siècle après sa naissance et 22 ans après sa disparition.

Nous avons retrouvé ce petit catalogue d'exposition qui recense la totalité des œuvres présentées lors de cet événement, soit 183 réalisations d'Albert Robida, que nous aimerions pouvoir revoir réunies aujourd'hui, pour notre plus grand plaisir et celui des innombrables passionnés !

Voici un lien pour télécharger le PDF :
http://lemog.fr/robida/1948_Exposition_Robida_300.pdf

La couverture de ce petit livret, en photo, Albert Robida à l’œuvre, devant sa pierre lithographique...


dimanche 1 mars 2020

Portrait de Clémenceau, signé Robida...

Voici encore une trouvaille récente, une carte postale signée Robida, pas Albert, mais un portrait de la main d'un de ses fils : Fred ! Elle ne viendra donc pas allonger la cartoliste robidienne !

Cette carte est datée du 26 novembre 1921, aucune légende n'indique de qui il s'agit, mais cette tête n'est pas sans évoquer pour nous le profil du "Tigre", c'est-à-dire Georges Clémenceau.


Après avoir demandé confirmation auprès des descendants de Robida, nous avons eu la confirmation. Clémenceau était bien un ami de la famille, une connaissance intime de la mère de l'épouse de Léo Robida, frère de Fred Robida. Sa connaissance aurait été faite par l'intermédiaire de Claude Monet. La famille Robida comptait également Edouard Manet et Auguste Renoir, qu'Albert Robida surnommait "les barbouilleurs" !
On nous a également précisé que le portrait était une spécialité de Fred Robida, excellent dessinateur.

Ci-dessous, la photo de Georges Clémenceau permet de constater la ressemblance.


samedi 22 février 2020

Les Amis d'Albert Robida au Salon du Livre et des Lecteurs à Argenteuil



Comme nous vous l'avions annoncé en temps utile, l'association était présente au Salon du Livre et des Lecteurs d'Argenteuil le weekend du 1er et 2 février 2019.
Il s'agit d'un événement annuel local qui a beaucoup de succès, comme l'a prouvé l'affluence de ces deux journées.


 
Albert Robida y avait une place toute particulière, notamment grâce à une exposition d'ouvrages en provenance directe de la bibliothèque municipale, également avec les panneaux explicatifs qui avaient fait le succès de l'exposition de 2018 à La Grenouillère à Croissy-sur-Seine, et bien sûr, de très nombreuses reproductions des œuvres d'anticipation d'Albert Robida.
A noter pour les plus jeunes, mais aussi les moins jeunes, plusieurs animations et jeux autour de Robida et de son œuvre.


Plusieurs de nos membres se sont relayés durant ces deux journées, à notre stand où nous présentions nos publications, notamment les Téléphonoscopes, aujourd'hui au nombre de 26. Les éditions Douin étaient également à nos côtés avec leurs diverses rééditions de l’œuvre de Robida.

Dans une vitrine se trouvaient également plusieurs maquettes imprimées en 3D, interprétations des engins d'anticipation imaginées par Albert Robida.


Au final, ce fut un weekend passionnant dans la ville d'Argenteuil, où Albert Robida a vécu un certain nombres d'années. D'ailleurs, depuis peu, un rue porte son nom.

Un grand merci à toutes l'équipe d'Argenteuil en charge de cette événement mis en œuvre avec beaucoup de brio, et pour l'accueil très sympathique.



samedi 15 février 2020

2 nouvelles cartes postales de Robida ? Bibliothèque Forney...

Un de nos membres vient de nous signaler deux cartes postales qui auraient été éditées par la Bibliothèque Forney (?). Elle reproduisent des illustrations inspirées d'Albert Robida.

La première carte est illustrée d'une étiquette de fil en chromolithographie datant de 1885.

Le seconde quant à elle reproduit le couvercle d'une boîte de jeu "En Aéroplane". Elle est illustrée par E. Serre qui s'est très largement inspiré de "La Sortie de l'Opéra en l'An 2000" dessiné par Albert Robida en 1902.

Reste à savoir s'il y a eu d'autres cartes Robidienne faisant partie d'une même série. L'enquête est en cours...



dimanche 9 février 2020

A propos de l'Assemblée Générale 2019 de l'Association des Amis d'Albert Robida...


 Voici quelques mots rapides sur notre Assemblée Générale qui a eu lieu le samedi 14 décembre 2019, qui s'est très bien déroulée, cette année sans avoir été reportée par une événement indépendant de notre volonté.

On peut se féliciter d'avoir eu une salle relativement bien pleine, compte-tenu de l'éloignement géographique de beaucoup de nos membres, qui ne facilite pas ce genre d'événement.

Comme tous les ans, nous avons commencé par la réunion du bureau qui nous a permis de faire le point sur les événements de l'année, mais surtout d'envisager ceux de l'année 2020, et bien sûr, de débattre sur la thématique du prochaine numéro du Téléphonoscope. Beaucoup de choses à se dire, et hélas toujours trop peu de temps.

Eric Blanchegorge, Président de l'Association des Amis d'Albert Robida.

Lors de l'Assemblée publique, notre Président Eric Blanchegorge a bien sûr présenté non sans fierté le dernier numéro du Téléphonoscope, le 26 ! (déjà), ayant pour thème Robida et les Transports (dont nous avons déjà présenté le sommaire dans un post précédent).

Puis, Eric a passé en revue toutes les actualités marquantes de cette année 2019, les diverses expositions dans lesquelles Robida était présent, les événements auxquels nous avons participé physiquement... et a évoque les prochaines manifestations où nous ne manquerons pas d'être présent !


Nous remercions chaleureusement Philippe Robida, qui a pris la parole pour évoquer le souvenir de Geneviève Robida, petite-fille d'Albert Robida, décédée le 24 juillet 2019. Elle venait de souffler sa 101ème bougie.

Philippe ROBIDA.

La prochaine Lettre d'Information de l'Association apportera tous les détails des interventions et présentations.



A partir de 18h, il était l'heure des exposés. Dominique Lacaze a évoqué Robida citoyen et patriote, puis Laurent Antoine a proposé une présentation sur les Romans graphiques japonais au 18ème siècle. Il a été également présenté un passionnant diaporama "Robida, un génie visionnaire", réalisé par Claudine et Jean-Pierre Durand.

Un pot de l'amitié à clôturé de manière très sympathique cette assemblée générale... puis tout le monde s'est retrouvé au restaurant.

Frédéric Douin était également présent, avec ses différentes rééditions des ouvrages d'Albert Robida... Editions Douin.