samedi 1 décembre 2018

Assemblée générale de l'Association... NOUVELLE DATE -> samedi 26 janvier 2019

Pour des raisons liées à l'actualité, l'Assemblée générale de l'Association des Amis d'Albert Robida est reportée au samedi 26 janvier 2019 de 16h30 à 19h à l'Hôtel de Massa, 38, rue du Faubourg Saint-Jacques, Paris 14e.
La réunion du Conseil de l'Association précèdera cette Assemblée et débutera à 15h.


Outre les débats concernant nos projets et réalisations, le Téléphonoscope nouveau consacré à La Relation texte-image chez Robida sera distribué aux personnes présentes en deux exemplaires.

  1. La vie de l'Association en 2018, par Eric Blanchegorge.
  2. Rapport financier sur l'exercice 2018, par Marguerite-Marie Rebeyrat.
  3. Elargissement du Conseil.
  4. Perspectives et projets 2019.
  5. Réponses aux questions des membres.
  6. Exposés (à partir de 18H) : L'animation des œuvres de Robida par Laurent Antoine.



Le tout suivi d'un Pot amical et d'un repas au restaurant.



jeudi 29 novembre 2018

Téléphonoscope n°25 - La Relation texte-image chez Robida

La Relation texte-image chez Robida


(44 pages)


Sommaire :

  1. Editorial, par Eric Blanchegorge et Dominique Lacaze.
  2. De la double page comme espace de récit graphique par Michel Thiébaut.
  3. Cases et bandes chez Robida par Philippe Hamon.
  4. Aux origines de la bande dessinée par Michel Thiébaut.
  5. Robida maquettiste de romans par Michel Thiébaut.
  6. Entretien avec François Schuiten.
  7. La composition tabulaire après Robida par Michel Thiébaut.
  8. La Nef de Lutèce par Laurent Antoine.

Bulletin des amis d'Albert Robida
Novembre 2018 - numéro 25


Auteurs : Laurent Antoine, Philippe Hamon, Michel Thiébaut.

La Relation texte-image chez Robida


       L’association de textes et d’images en une même page devient au XIXe siècle la grande caractéristique de la composition typographique. Alors que les XVIIe et XVIIIe siècles étaient voués à la gravure en taille douce, donc aux gravures hors-texte, interviennent alors la gravure sur bois debout et surtout la photogravure dont Robida fait un usage très innovant dès le début de sa carrière. À partir de 1871 dans La Vie parisienne, puis à partir de 1880 dans La Caricature, il devient le spécialiste des doubles pages qui forment le cœur de ces revues. Qu’il s’agisse de vastes compositions synthétiques ou de vignettes structurées en bandes ou autour d’un motif central, le texte, bien qu’éclaté, vient assurer la cohérence narrative, à la manière d’une voix off.

      Cette œuvre de caricaturiste s’étend à toutes sortes de revues et d’images sous forme de chroniques de mœurs, de critique littéraire (voir le Téléphonoscope 15), théâtrale ou aussi de publicités (voir le Téléphonoscope 19). Le mixage du texte et de l’image amène alors des dispositions très variées dont certaines préfigurent la bande dessinée. Souvent les planches fournies par Robida comportent certaines caractéristiques de la BD (dispositions en cases, en bandes…) sans que tous les critères soient réunis, en particulier celui d’un récit linéaire par cases successives. Bien qu’il arrive que Robida remplisse toutes ces conditions (voir par exemple la double page 30-31 du Téléphonoscope 15), il opte généralement pour une disposition plus libre des images et du texte, par exemple avec un dessin central entouré de vignettes décrivant des personnages secondaires ou diverses scènes caractéristiques. Les débuts de la BD ont fait l’objet du n° 6 du Magasin du XIXe siècle (Et la BD fut !) où Philippe Hamon et Sandrine Doré ont montré l’importance de Robida dans ce processus.
      Ce mélange intime de texte et d’images se manifeste aussi dans les livres écrits ou illustrés par Robida et ceci dès la parution, en 1882, du Vingtième Siècle. Son action de maquettiste permet alors à l’image, par sa proximité, de renforcer le texte de façon bien plus efficace qu’avec des planches hors-texte. Certaines compositions sont alors très innovantes. On peut remarquer que cette inclusion d’images dans le texte existait déjà au temps des enlumineurs et au début de l’imprimerie, aux XVe et XVIe siècles, avec la gravure sur bois de fil qui avait malheureusement le défaut de s’écraser très vite. C’est cet ancien préambule que Robida revisite dans La Nef de Lutèce, avec fantaisie et excès tant son amour de ces siècles lointains est grand.

      L’essentiel de ce numéro est dû à la science graphique de Michel Thiébaut, avec le concours de Philippe Hamon et un témoignage précieux de François Schuiten.

Eric Blanchegorge & Dominique Lacaze


Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

Bon de Commande

mercredi 28 novembre 2018

Une très intéressante réédition de La Vie Electrique... En souscription ! N'attendez pas !!

Première réédition de La Vie Electrique depuis la fin du XIXe. Le texte a entièrement été recomposé mais en gardant la mise en page originale. Le format est identique et toutes les gravures en couleurs sont bien reproduites en couleurs.
Livre relié, dos rond, cousu et à couvertures rigides illustrées.
Attention cette couverture n'est qu'un projet et elle risque de changer, ou pas ;-)
Fin 1882, Robida annonce la prochaine sortie de l’ouvrage « Le Vingtième Siècle » qui doit transporter le lecteur en 1952. Avec sa boule de cristal, il s’amuse à imaginer toutes les évolutions techniques du prochain siècle. Pour rappel, le premier prototype de téléphone a fait ses premiers essais en 1876 et en 1880, la télégraphie par câble est le seul moyen de communication à distance. Le télégraphe sans fil ne sera expérimenté qu’en 1895. Et Robida prédit : la visioconférence, le télé-achat, la télévision (avec le mot télé), les journaux télévisés, les disques, cassettes et systèmes d’enregistrement, les caméras de télésurveillance, les interphones, les lignes aériennes (alors que Clément Ader ne volera la première fois qu’en 1890), les transports urbains rapides (TGV, RER), les joies du camping et caravaning, le travail des femmes, le droit de vote et même l’élection de femmes à la députation, les sociétés de restauration industrielles, les publicités, les armes de destruction massive, les chars, les hélicoptères, la guerre chimique, la pollution chimique et industrielle et la protection de la nature avec les zones naturelles protégées... Visionnaire et écologiste avant l’heure, il abhorre l’évolution technologique qui, selon lui, va progressivement anéantir la nature et l’homme. Il prédit la surpopulation qui va fragiliser la race humaine et la rendre plus sensible aux miasmes et aux microbes !

Prix de vente : 39 € TTC. Prix de souscription : 35 € TTC. Souscription ouverte de décembre 2018 à mi janvier 2019. Impression début février 2019 et livraison avant fin février 2019. TIRAGE à 200 exemplaires. La souscription doit générer 65 ventes sinon le projet est abandonné et tous les clients sont remboursés.

Souscription et informations complémentaires sur le site de l'éditeur :

lundi 12 novembre 2018

Vernissage de l'exposition "Science-fiction hier, réalité aujourd’hui : Albert Robida, un visionnaire à la Grenouillère"

Vendredi dernier, 9 novembre 2018, avait lieu le vernissage de l'exposition "Science-fiction hier, réalité aujourd’hui : Albert Robida, un visionnaire à la Grenouillère".

On peut déjà se féliciter du grand succès rencontré par l'exposition. Les personnes conviées à cette inauguration sont venues en nombre, et ont pu apprécier l’œuvre d'Albert Robida à travers plus de 50 agrandissements et originaux du maître, ainsi que 3 films présentés dans deux salles du Musée.

Deux de ces films étaient présentés sur une machine inspirée du Téléphonoscope imaginé par Albert Robida, anticipant les moyens futurs de télécommunication, comme la télévision et même internet.
Le premier film est une rapide biographie d'Albert Robida. Le second a été réalisé en images de synthèse 3D mettant en volume et animation une œuvre célèbre d'Albert Robida : "La station centrale des aéronefs à Notre-Dame", extraite de son roman illustré Le Vingtième Siècle, paru en 1883.

Le troisième film présente un résumé animé de l’œuvre protéiforme d'Albert Robida, à travers les différentes thématiques qu'il a pu aborder tout au long de sa longue et riche carrière.
- Chroniqueur du futur
- Historien de Paris
- Illustrateur de chefs d’œuvre de la littérature
- Auteur et illustrateur de la jeunesse
- Voyageur d'une ville à l'autre
- Dessinateur de presse et caricaturiste
Ce film mixe de nombreuses réalisations phares extraites de son œuvre, d'une manière vivante et dynamique...
A ne pas manquer !


Les visiteurs se sont également beaucoup intéressés aux maquettes (réalisées par Laurent Antoine LeMog de l'Association des Amis d'Albert Robida, et imprimées en 3D). Elles ont été inspirées par les dessins d'anticipation d'Albert Robida, notamment ceux en provenance de la Guerre au XXe siècle, La Vie Electrique ou La Guerre Infernale. Les questions à leur sujet, quant au mode de conception et de réalisation, ont été nombreuses... et aux dires de certains, ces maquettes représentent le "clou" de cette exposition.


Après cette première visite-découverte de l'exposition, ce fut le moment des discours, avec en tête la présidente du Musée de la Grenouillère, Mme Marie-Louise Schembri qui a évoqué avec détail la genèse de ce projet d'exposition, et bien sûr l'implication exemplaire des personnes qui ont conçu et monté cette exposition : les deux vice-présidentes de choc, Anne-Marie Ghipponi et Marielle Gobé, mais aussi Louis de Martino et Jean-Louis Ayme (le Président fondateur du Musée de la Grenouillère).

Puis ce fut au tour de Katerine Noël, première adjointe accompagnée par le maire Jean-Roger Davin, de faire une sympathique intervention et féliciter à nouveau l'équipe du Musée qui a réalisé des prouesses pour que cette exposition soit un total succès.

Notre association était également bien représentée, avec notre Président Eric Blanchegorge, qui avait fait le déplacement depuis Troyes à l'occasion de cette exposition Robida. Lors de son discours, il a pu rappeler la richesse et l'intérêt de l’œuvre d'Albert Robida et notre implication dans ce projet.

Gardant le meilleur pour la fin, Jean-Claude Viche, notre ami et Président-Fondateur de l'Association des Amis d'Albert Robida prit la parole pour commenter, entre autres, les attaches qu'a pu avoir Albert Robida avec Croissy, La Grenouillère et les communes environnantes, mais aussi rappeler qu'il y a un peu plus de 20 ans avait déjà eu lieu ici une très belle exposition Robida.

Notre association se félicite qu'une vingtaine de ses membres aient pu venir à cette inauguration, et notamment Anne-Marie Demont, petite-fille d'Albert Robida !


Les discours terminés, nous nous sommes tous retrouvés au buffet afin de terminer en beauté cette belle soirée de vernissage parfaitement organisée.

Nous rappelons que les visiteurs pourront se procurer au Musée de La Grenouillère le catalogue de l'exposition (5 euros) et un porte-clés souvenir reproduisant un des engins d'anticipation imaginés par Robida, la Loco Forteresse, imprimée en 3D comme les maquettes présentées dans l'exposition (7 euros).

Intéressant catalogue de 12 pages, contenant une présentation de l’œuvre de Robida, la reproduction des illustrations présentes à l'exposition, photographies des maquettes 3d avec explication... et le porte-clés décoratif inspiré par la Loco Forteresse que Robida avait imaginé dans La Caricature, numéro 200 d'octobre 1883.


La foule des visiteurs attentifs, pendant les discours.

samedi 10 novembre 2018

Science-fiction hier, réalité aujourd’hui : Albert Robida, un visionnaire à la Grenouillère

A partir du dimanche 11 novembre 2018
jusqu'au 28 avril 2019

Exposition Albert Robida, proposée par le Musée de la Grenouillère à Croissy-sur-Seine.

Science-fiction hier, réalité aujourd'hui :
Albert Robida 1848-1926

Plus de vingt ans après l’exposition « De la Grenouillère à l’an 2000 », l’exposition du Musée de la Grenouillère présente l’œuvre foisonnante et anticipatrice d’Albert Robida (1848 -1926). Dessinateur, auteur, aquarelliste, graveur, journaliste et romancier français, Albert Robida a imaginé des machines révolutionnaires, des moyens de communication, de transport. Inexistants de son vivant, certains font partie de notre quotidien de nos jours !




Musée de La Grenouillère

12, Grande Rue, 78290 Coissy-sur-Seine – Mercredi et dimanche 14h30 à 18h00
www.grenouillere-museum.com


jeudi 8 novembre 2018

Les Engins futuristes de Robida... au Musée de La Grenouillère à Croissy

A quelques jours à peine de l'ouverture de l'exposition Albert Robida qui se tiendra du 11 novembre 2018 au 28 avril 2019 au Musée de la Grenouillère, il est temps de poursuivre la présentation des maquettes inspirées par l'oeuvre d'anticipation de notre auteur préféré.

Comme vous le savez maintenant, ces maquettes ont été modélisées en 3d, puis imprimées pièce par pièce sur une imprimante 3D de type FDM (dépôt de fil fondu), en PLA, un BIO-plastique issu de l'amidon de maïs.

La dernière fois, nous avions parlé de la Loco Forteresse et du Ballon Canons, qu'on retrouvait dessinés sur la couverture du n°200 de La Caricature d'octobre 1883 ( https://albert-robida.blogspot.com/2018/09/des-maquettes-en-3d-lexposition-albert.html ). Restons sur la même date et ouvrons les pages de ce journal... A l'intérieur, se trouve un magnifique triptyque d'un format plutôt impressionnant : 108 x 38 cm ! Excusez du peu !!
Les dessins illustrent toujours le Roman Graphique de Robida : La Guerre au XXs Siècle.

Triptyque 108x35 - La Guerre au Vingtième Siècle par A. Robida - La Caricature n°200 - 27 octobre 1883.

Un des engins représentés dans cette planche a servi d'inspiration plutôt précise à l'engin suivant, que j'ai nommé le Multi Canons... tout simplement parce qu'il possède une batterie de canons rotatifs, au nombre de 24 !

Ce nouvel engin de destruction a été modélisé et imprimé à la même échelle que les deux précédents modèles. Les couleurs d'impression restent les mêmes, au nombre de quatre. Gris métal pour les parties sensées être blindées. Les canons rotatifs sont en noir, ainsi que la cabine ! Les affûts de côté sont couleur bronze, au même titre que le châssis et les roues de train. Les tirs des canons ont été matérialisés en rouge.

Voici ci-dessous quelques illustrations complémentaires montrant ce Multi Canons assemblé, prêt à être exposé à Croissy-sur-Seine.




Et surtout n'oubliez pas !!!

Exposition au Musée de La Grenouillère
du 11 novembre 2018 au 28 avril 2019

12, Grande Rue, 78290 Coissy-sur-Seine – Mercredi et dimanche 14h30 à 18h00

www.grenouillere-museum.com

mercredi 7 novembre 2018

Quand l'éditeur Montgredien & Cie fait de la pub pour Robida et son Vieux Paris de l'Exposition universelle de 1900 !

En fait, le célèbre éditeur Montgredien ne fait pas uniquement de la publicité pour la reconstitution du Vieux Paris d'Albert Robida à l'Exposition 1900, mais aussi pour ses magnifiques publication grand format "L'Exposition de 1900"... qu'aujourd'hui chaque passionné par cette Expo possède dans sa collection. Paraissant chaque semaine pendant la durée de l'Exposition, le tout une fois relié ce présente sous la forme de 3 forts volumes de 32 pages chacun, L'Encyclopédie du Siècle - L'Exposition de Paris de 1900. Et pour les plus chanceux, auront ces volumes reliés dans la belle percaline polychrome signée Paule Souze !

Cette affiche, au format 75 x 90 cm, curieusement imprimée recto-verso, a dû être éditée au tout début de l'Exposition de 1900, voire même avant l'inauguration.
Elle décrit en détail sur chacune des face le Clou de l'Exposition que sera le Vieux Paris de Robida. Il faut dire, il s'agit de la seule partie de l'Expo qui ne soit pas en retard, et qui sera inaugurée une semaine avant celle officielle de toute l'Exposition qui est encore dans les travaux et accuse - comme toutes les Expositions - beaucoup de retard !

Au recto, c'est affiche propose un joli plan de l'Exposition en couleur, des portraits des principaux "acteurs" de cette Exposition de 1900, dont Robida bien évidemment...
...ainsi qu'une vue à vol d'oiseau du Vieux Paris, qu'on retrouvera en double page dans cette publication, et dans bien d'autres également.


Au verso, pas d'illustrations, mais des explications quant à la publication, et à se qu'on va trouver au Vieux Paris.



Cette affiche était-elle destinée à être affichée chez les marchands de journaux ? Certainement, mais nous manquons d'informations pour le certifier.
Quelques spécialistes ont été questionnés, mais n'ont jamais vu pour le moment, cette intéressante affiche.

Donc... affaire à suivre !

Couverture d'un fascicule hebdomadaire; illustration par Luigi Loir.

Et pour le plaisir, la double-page centrale du fascicule dédié au Vieux Paris. Il s'agit là du projet du Vieux Paris, qui comporte quelques différences avec celui réellement réalisé.

dimanche 21 octobre 2018

Albert Robida, Le Vésinet et la Grande Guerre

Exposition

Le Vésinet et la Grande Guerre

au foyer du Théâtre du Vésinet - Alain Jonemann, 59 boulevard Carnot,
et dans le hall d’accueil de la mairie, 60 boulevard Carnot.

Du 3 octobre au 2 décembre 2018

Proposée par la Société d’Histoire du Vésinet avec la participation de l’Association des Anciens Combattants et des Archives municipales.


Présentée par la Société d’Histoire du Vésinet, l’exposition propose une vision locale du conflit, la vie quotidienne de notre village bouleversée par l’état de guerre.
S’appuyant sur des affiches originales provenant des Archives municipales, des objets, des cartes postales et artisanats des tranchées prêtés par des collectionneurs et des extraits de presse de l’époque, l’exposition propose avec une trentaine de panneaux un retour sur ces années terribles.




Une vingtaine de panneaux tapissent le foyer du Théâtre du Vésinet. Ceux-ci relatent, sous une forme didactique essentiellement par du texte, d’une part les causes immédiates de la guerre, son déroulement, le traité final et l’impact sur le Vésinet (249 tués), puis détaille certaines caractéristiques originales de cette période comme les cartes de rationnement, l’accueil des Belges, la recherche des déserteurs, le travail des femmes…



Les deux panneaux Robida ferment la marche, d’une présentation plaisante avec une dizaine d’illustrations, des dessins de Robida dont la couverture de la Guerre au vingtième siècle, l’affiche qu’il a réalisée pour Le Vésinet et la photo de la famille Robida au Vésinet qui est reprise et commentée sur le catalogue de l’exposition de Croissy.

Lors de l'inauguration le 19 octobre dernier, l'Association des Amis d'Albert Robida a été remerciée dans le discours liminaire de M.Alain-Marie Foy, Président de la Société d’histoire du Vésinet, membre de notre Association, où il a bien sûr cité Henry Robida dont le nom figure sur le Monument aux morts.



vendredi 12 octobre 2018

Portrait & Autographe de A. ROBIDA, 1883 !

Voici une trouvaille récente, peu connue, que nous tenions à partager avec vous.
Il s'agit d'une petite pochette, au format A4 plié en deux, renfermant 3 portraits d'Albert Robida, ainsi qu'une lettre autographe.



Sur la couverture de ce petit feuillet, il est noté :

Portrait & Autographe
DE
A. ROBIDA
pouvant illustrer
La Vie en Rose

Cet ouvrage ayant été publié en 1883, on peut raisonnablement penser que cet ensemble a été édité au même moment. On s'interroge bien sûr sur la raison motivant l'édition ce genre de documents, pour parsemer les ouvrages de Robida, avec un de ses portraits... mais comme indiqué au dos du document, il s'agit d'un tirage limité à 100 exemplaires (seulement), pour les amateurs !
Les trois portraits gravés sont identiques, mais imprimés de 3 couleurs différentes : sanguine, bistre et noir sur papier du Japon.
On apprend que ce n'est pas un coup isolé, et que l'éditeur, "La Librairie des Nouveautés Artistiques" a déjà fait paraître plusieurs de ces Portraits & Autographes, destinés à prendre place dans les éditions d'amateur, des œuvres des principaux écrivains contemporains.

Dans la bibliographie de Philippe Brun (édition Promodis, 1984), on peut lire à ce sujet, en complément des informations sur l'ouvrage La Vie en Rose : Peut être joint une brochure in-8 "Portrait et autographe de A. Robida pouvant illustrer La Vie en Rose". Libr. des nouveautés artistiques.

Quant au portrait, il est signé Ernst Liphart. Le baron Ernst Friedrich von Liphart ou Earnest Lipgart, est un portraitiste Germano-Estonien, né en 1847 à Kambla en Estonie. Il était également expert et collectionneur d'art. Issu d'une famille noble allemande, il a suivi son père dans plusieurs pays européens étant jeune (Espagne et Italie), puis il s'installe à Paris dans les années 1873. En 1886, Ernst Liphart s'installe définitivement en Russie. Il devient conservateur des peintures au musée de l'Ermitage à St-Pétersbourg en 1906, poste qu'il occupera jusqu'en 1929. Il décède à Leningrad en 1932.

Ci-dessous, les trois portraits dans les trois teintes :




Ainsi que la lettre autographe, extraite de La Vie en Rose, 2ème part. chap. III. :


mercredi 10 octobre 2018

Robotic Pulps... à la Médiathèque de Vélizy-Villacoublay

Tous ceux - et nous savons qu'ils sont nombreux - qui apprécient l’œuvre d'anticipation d'Albert Robida ne resteront pas insensibles à l'exposition Robotic Pulps à la Médiathèque de Vélizy-Villacoublay, du 6 octobre au 3 novembre 2018.

par Jean-Yves Freyburger

https://www.velizy-villacoublay.fr/agenda/exposition-robotic-pulps


Robotic Pulps

Les Rétro-Robots débarquent à la médiathèque de Vélizy-Villacoublay tout le mois d’octobre 2018 !

Robot
Même si le terme n’existe que depuis les années 20, il qualifie indirectement cette volonté humaine qui existe depuis l’Antiquité: créer la vie et devenir ainsi l’égal d’un Dieu !

L’exposition évoquera rapidement les premières représentations robotiques modernes dès le milieu du XIXe en France et aux USA, leur vision de par le monde et sur différents supports (bande-dessinée, cinéma) ainsi que les robots réellement construits par l’homme.Puis elle se concentrera sur les années 1920-1950 aux Etats Unis à travers les pulps, ces magazines populaires aux couvertures provocantes et colorées, pleine de robots plus ou  moins humanoïdes et souvent très agressifs : les jeunes filles sont en danger, les savants-fous, de créateurs pathétiques ou dangereux deviennent victimes et le monde n’a plus qu’à bien se tenir : c’est le power-machine !

Ce sera dans ces même pulps que l’écrivain Isaac Asimov créera le terme « robotique » et les fameuses trois lois l’accompagnant, que naîtra  le fameux Capitaine Flam sous son nom originel de Captain Future et que le groupe Queen choisira la couverture de son album « News of the world ».

L’exposition présentera, et seulement pour la troisième fois en France, une trentaine de ces très fragiles magazines. Ils seront accompagnés de livres sur les robots, de nombreuses reproductions de couvertures et d’illustrations diverses, de jouets, de figurines extraites de différents films (Métropolis, Planète Interdite, Le jour où la terre s’arrêta) ainsi que de nombreux extraits sonores et vidéos.

Seront disponibles un e-catalogue (avec un historique, les descriptifs de l’exposition et de nombreuses références) ainsi qu’une page facebook dédiée.

Une visite guidée de l’exposition sera organisée le samedi 20 octobre avec une lecture de textes, autour d’une boisson et de quelques robots à grignoter ! Entrée tout public, au 1er étage de la Médiathèque.

Médiathèque Place Dautier 78140 Vélizy-Villacoublay
Tél : 01.34.58.12.19

https://www.velizy-villacoublay.fr/agenda/exposition-robotic-pulps

Evidemment, on pourrait se poser la question de savoir pourquoi parler de Robot ici ? Même si on sait que dans toutes les anticipations de Robida, les robots ne courent pas les rues, il faut quand même se rappeler que dans le Vingtième Siècle écrit en 1883, se trouve un Président Mécanique de la République Française, qui semble déjà avoir beaucoup des attributs du robot type !
Et en le cherchant bien... peut-être pourrez-vous mettre la main dessus, en visitant cette exposition  Robotic Pulps !

mardi 2 octobre 2018

La Science-fiction à l'honneur à la 5ème édition du Salon des papiers anciens BiblioMania

BiblioMania, le Salon des papiers anciens, sera de retour du 17 au 21 octobre 2018 à Paris, Espace Champerret.


« Le Temps est le seul vrai voyage pour le rêveur profond. » Gaston Bachelard

Pour sa cinquième édition d’octobre 2018 et à l’occasion de la fête de la Science, le Salon BiblioMania met à l’honneur la Science–Fiction. On retrouve la science-fiction en littérature, mais aussi dans les magazines et revues spécialisées, les bandes dessinées, les gravures et illustrations et bien sûr, le cinéma !

La science-fiction regroupe des œuvres littéraires très connues comme par exemple La Nouvelle Atlantide (1627) de Francis Bacon, les œuvres de Jules Verne comme Paris au XXè siècle (1994) ou encore Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley (1931). En ce qui concerne les œuvres cinématographiques, la première qui vient tout de suite à l’esprit est surement la saga de Georges Lucas, Star Wars (1977-2018). Nous découvrons le monde animé des super-héros de DC Comics ou de Marvel dans l’univers de la bande dessinée.


Les gravures et les illustrations sont présentes avec notamment, Cure d’air dans la montagne (1883) d’Albert Robida, La destruction du Léviathan de Gustave Doré (1865), mais aussi les œuvres de Léonard de Vinci, ainsi que la peinture fantastique et apocalyptique de Jérôme Bosch

Pour cette édition, le Salon accueillera près de 100 exposants venus de toute l’Europe qui représentent à eux tous, le temps d’un salon, une « véritable mémoire vivante de notre histoire ». Ces libraires professionnels offriront une variété de documents et articles de collection : à côté des livres et manuscrits anciens, vous pourrez dénicher des gravures et estampes, des magazines, mais aussi cartes postales, photos, affiches et des bandes dessinées.

Que vous soyez professionnel, collectionneur, sympathisant ou curieux, laissez-vous envoûter par le charme de la découverte. BiblioMania c’est le rendez-vous du bibliophile à ne pas manquer !

Infos pratiques :
Date : 17 au 21 octobre 2018
Lieu : Espace Champerret – Place de la Porte Champerret, Paris 17ème
Horaires : 10h – 19h tous les jours sauf le dimanche 21 fermeture à 18h
Thème : « La Science – Fiction »
Entrée : 5 euros
Gratuit : Enfants (-18 ans) / étudiants / handicapés (un justificatif sera demandé à l’entrée)
Invitations gratuites sur www.bibliomania.paris
Accès : Métro Ligne 3 « Porte de Champerret » Bus 84 – 92 – 163 – 164 – 165 – PC Arrêt porte de Champerret
Parking : Espace Champerret (payant)
Contact : organisationeka@gmail.com
Restauration sur place (produits régionaux, vins, champagne…)


vendredi 21 septembre 2018

Des maquettes en 3D, à l'exposition Albert Robida 2018… au Musée de la Grenouillère !



Comme vous le savez tous maintenant - depuis le temps qu'on en parle - à partir du 11 novembre prochain commence l'exposition Robida "tant attendue" au Musée de la Grenouillère à Croissy-sur-Seine. Au milieu de toutes les œuvres du maître qui y sont exposées, on trouvera de nombreuses maquettes inspirées des engins d'anticipation qu'il a pu imaginer dans ses romans illustrés.
J'ai commencé les descriptions par l'Aérostat Cuirassé, de 1869, issu de l'album inédit " La Guerre au vingtième siècle, la Campagne de Jujubie" (https://albert-robida.blogspot.com/2018/07/des-maquettes-en-3d-lexposition-albert.html)... je vais poursuivre de manière chronologique en vous transportant en 1883 !

Tous ceux qui s'intéressent un tant soit peu  à l'œuvre d'anticipation de Robida connaissent la fameuse couverture du numéro 200 de La Caricature du 27 octobre 1883. Titrée "La guerre au vingtième siècle", et légendée "La guerre de Railway", l'illustration représente l'affrontement d'engins blindés, volants et roulants...

Les locomotives-forteresses blindées des Australiens, lancées avec toute la vitesse que les capitaines-ingénieurs ont pu obtenir de leurs propulseurs électriques, ont surpris et bousculé les premiers blockhaus roulants rencontrés après la frontière, et, soutenues par une division aérienne, se sont emparées des lignes, malgré les efforts désespérés d'une division de railway mozambiquoise et de quelques ballonnets blindés.

Voilà comme Robida commente cette scène de guerre, du futur. Comme je le disais précédemment, cette illustration est très représentative des illustrations de la guerre du futur par Albert Robida, et on ne pouvait passer à côté des engins qui y sont représentés.
Deux des machines de guerre de cette illustrations ont donc été interprétées en volume, par Laurent ANTOINE LeMog, en vue de leur impression en 3D.

La première, c'est celle qui est au centre de l'image, la Loco-Forteresse, blindée, on la découvre puissament armée. Voilà ci-dessous le résultat de cette interprétation, que nous avons voulu la plus fidèle possible par rapport à son modèle de 1883 en 2D !


Comme pour le précédent modèle, cette maquette, préalablement modélisée en 3d, a été imprimée en plusieurs morceaux sur une imprimante 3d qui utilise le procédé de FDM (dépôt de fil fondu), et le matériau utilisé est le PLA... un plastique BIO !

Cette maquette mesure une trentaine de centimètres de longueur... les différentes pièces qui la composent ont demandé 40h d'impression... cela peut sembler long, mais une fois lancée, on ne reste pas devant la machine à attendre que ça se passe. Les seules interventions sont le "lancement" en impression de nouvelles pièces, et bien sûr, le remplacement des bobines de PLA en fonction des couleurs utilisées. Ici, quatre bobines auront été nécessaires : NOIR, pour le château et les canons, ROUGE pour figurer les tirs de canons, BRONZE pour le châssis (non visible sur la photo), GRIS métallisé pour la coque de l'engin.

A noter que cet engin a servi à valider le concept en amont du projet d'exposition, à une échelle moindre. Ci-dessous, posées à l'intérieur d'une des imprimantes 3d, les pièces de la Loco-Forteresse pour l'exposition, et devant la machine, la Loco-Forteresse préliminaire, plus petite.


Découvrons maintenant le second engin recréé à partir de cette couverture de La Caricature, il s'agit cette-fois d'une machine volante : Le Ballon Canon (ou ballonnet blindé !)
Cet engin a été traité et interprété dans le même style que le précédent bien sûr, et à une échelle similaire. De fait, on arrive à un ballon de près de 35cm de longueur.
Bien sûr, on peut être étonné par l'aspect qu'à donné Robida à ce ballon, qui ressemble plus à un poisson qu'à un dirigeable de Santos-Dumont ! Mais Robida aime à écorcher ce futur et les évolutions techniques galopantes... et les dirigeables en prennent pour leur grade, et deviennent de véritables poissons volants, mais blindés !


Ce modèle-là, à la cabine plus frêle, n'aura demandé que 22h d'impression... mais nous verrons que pour d'autres modèles qui vont suivre, ce chiffre augmente énormément.
Ci-dessous, les différentes pièces qui ont constitué ce Ballon Canon :


Et pour terminer, pour le plaisir, une dernière image avec ces deux engins, réunis.


Pour rappel :
Exposition au Musée de La Grenouillère
du 11 novembre 2018 au 28 avril 2019

12, Grande Rue, 78290 Coissy-sur-Seine – Mercredi et dimanche 14h30 à 18h00

www.grenouillere-museum.com

jeudi 6 septembre 2018

Des nouvelles de la prochaine exposition Albert Robida, à La Grenouillère - Croissy-sur-Seine

Chers amis,
Cela fait déjà quelques semaines que nous vous parlons de la prochaine Exposition Albert Robida à Croissy-sur-Seine, qui se déroulera du 11 novembre 2018 à fin avril 2019.

 Science-fiction hier, réalité aujourd'hui
Albert Robida
1848-1926


Histoire de vous tenir informé, sachez que le projet avance plutôt bien… les œuvres ont été sélectionnées, la quasi-totalité des maquettes inspirées des œuvres d’anticipation d’Albert Robida ont été livrées, et le film d’animation parcourant les différents thèmes de l’œuvre de Robida est en court de finition. Deux autres films seront également présentés, le premier est une rapide biographie de l’artiste, le second présente la Station Centrale des Aéronefs de Notre-Dame, ce célèbre dessin d’anticipation (extrait de l’ouvrage le XXe siècle) prend vie en images de synthèses 3D.

Vous trouverez ci-dessous l’affiche définitive de l’événement… qui approche !



Musée de La Grenouillère

12, Grande Rue, 78290 Coissy-sur-Seine – Mercredi et dimanche 14h30 à 18h00

www.grenouillere-museum.com