mardi 10 juillet 2018

Des maquettes en 3D, à l'exposition Albert Robida 2018… au Musée de la Grenouillère !


Il y a quelques semaines, nous avions évoqué la prochaine grande exposition dédiée à Albert Robida et son œuvre, qui aura lieu à l’automne 2018 au Musée de la Grenouillère à Croissy-sur-Seine.


Nous avions promis de vous tenir informé des nouveautés concernant cette exposition.

En plus des nombreuses œuvres exposées, de ses dessins parus en romans ou dans la presse, des maquettes seront présentées afin de figurer en volume les anticipations d’Albert Robida, et plus particulièrement les engins futuristes qu’il a pu imaginer, à partir de 1869.
                                                          
Bien sûr, vous êtes d’ores et déjà invités à visiter l’exposition à Croissy, mais en attendant, pour vous faire patienter et que ceux qui ne pourront s’y rendre puissent également en profiter, nous avons décidé de partager avec vous ces maquettes et, également, les illustrations de Robida qui ont inspiré les reconstitutions en 3d des machines imaginées par le maître !
Vous pourrez le constater, c’est à la fois innovant et ludique, et parfois même comique. Il ne faut pas l’oublier que, même si Robida est dans de nombreux cas un visionnaire éclairé, il reste un inconditionnel des belles choses du passé. Il imagine donc l’avenir et ces machines avec amusement, et peut-être un peu de crainte. On le constate très tôt, avec des machines volantes prêtes à donner la mort… la guerre 14 lui donnera hélas bien raison !

Le choix des maquettes pour l’exposition s’est fait selon plusieurs critères. Il fallait qu’elles soient le reflet des prospectives majeures de Robida, mais aussi que la référence soit assez imagée pour être recréer en 3D… qu’elle soit esthétique avec un design parlant, et d’une échelle pratique pour une exposition.

A noter que toutes ces maquettes, ont été modélisées manuellement, et que chacune des pièces qui les composent ont été individuellement « imprimées » en 3d, puis assemblées.
La technologie employée est celle du FDM (dépôt de fil fondu). Un fil de plastique est déposé en fines couches qui se superposent au fur et à mesure de l’impression, formant au final la forme désirée.
Le matériau utilisé est respectueux de l’environnement, il s’agit du PLA (acide polylactique), un bio-plastique fabriqué à partir d’amidon de maïs !


La première maquette d’un engin imaginé par Albert Robida :
Là, on remonte aux originales de l’anticipation par Robida, puisque nous sommes en 1869. Robida est encore très jeune, il n’est à Paris que depuis moins de deux ans, et il travaille principalement comme dessinateur de presse.
On découvre ses premières anticipations dans l’album inédit : La Guerre au vingtième siècle, la Campagne de Jujubie. Forcément, l’attention de Robida se porte plus particulièrement sur les armes de destruction, comme les énormes canons, mais aussi imagine des ballons lourdement armés, à même d’assaillir l’ennemi depuis les airs !
Sans que ces engins soient totalement formalisés dans les planches reproduites, on a pu s’inspirer de plusieurs de ces dessins qui représentent des aérostats cuirassés. Cette fois-ci, le ballon n’est plus en toile, et la nacelle en osier ! Le tout est en métal riveté, et  mis-en-œuvre par une puissance machinerie à vapeur, et bien sûr, lourdement armé !

La maquette ci-dessus est une synthèse de ces premiers engins volants guerriers imaginés par Robida. Les codes sont simples et facilement identifiables, même si on peut douter qu’une telle masse métallique puisse s’élever dans les airs comme les ballons sphériques de l’époque. Il s’agit encore une fois, à n’en point douter, d’un petit clin d’œil humoristique à cette modernité technique en marche… accélérée !


La maquette se compose de 24 pièces. Pour la majeure partie de ces maquettes, les couleurs ont été interprétées, soit grâce aux illustrations de Robida, si elles existent en couleur, soit grâce au matériau avec lequel elles sont censées être réalisées.
Pas de mise en peinture dans le cas de cette maquette, 6 fils en bio-plastique de couleurs différentes ont été utilisés.

La maquette terminée mesure près de 40 cm de hauteur et 22 de large. Comme précisé un peu plus haut, toutes seont réalisées à une échelle similaire, et garnies de personnages d'un peu moins de 30 mm de haut pour donner un ordre d'idée. 
Il aura fallu 67 heures pour imprimer les 24 pièces qui composent cet aérostat cuirassé, sans compter bien sûr, le temps préalable de conception en 3d !

Vous trouverez ci-dessous, quelques unes des rares références de Robida de cette époque, permettant de voir ce genre de ballon sphérique guerrier :


De haut en bas, et de gauche à droite, on trouve ces ballons dans La Guerre au XXème siècle - Campagne de Jujubie, 1869, Saturnin Farandoul - Philéas fait sauter la Sainte-Barbe, 1879, Paris Caprice du 5 juin 1869, La Guerre au XXème siècle - Campagne de Jujubie, 1869 (publié dans La Charge du 15 mai 1870).

Comme vous pouvez le constater, toutes ces représentations peuvent comporter des petites différences entre elles, mais c'est l'esprit global des engins imaginés par Robida que nous avons tenté de traduire sous la forme de maquettes en volumes.

Nous vous tiendrons informé des dates de l'exposition à Croissy-sur-Seine, et nous espérons vous y voir très nombreux !

A bientôt, pour la présentation des autres maquettes, de manière chronologique !




samedi 23 juin 2018

Les Cartes Postales illustrées par Albert Robida - 2ème partie

(voir 1ère partie : http://albert-robida.blogspot.com/2018/02/les-cartes-postales-illustrees-par.html )

Dans cette seconde partie de l'article sur les cartes postales illustrées par Albert Robida, nous allons passer en revue celles éditées à l'âge d'or de la carte postale...
...à partir de 1900 !

Il semble donc que les vraies premières séries de cartes postales illustrées par Albert Robida soient celles éditées à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900, dans le Vieux Paris qu’il avait si soigneusement restitué.

1900, c’est vraiment le début de l’âge d’or de la carte postale !

Cette exposition au carrefour de deux siècles a vu une production incroyable de cartes, de 4 à 6000 modèles de cartes différentes, pour des dizaines de millions de cartes écoulées lors de cet événement…
Une occasion que le Vieux Paris ne pouvait manquer, d’autant que de nombreux autres produits dérivés allaient y être également vendus !

Le Vieux Paris d’Albert Robida à l’exposition universelle de 1900 à Paris

Les Cartes Postales illustrées du Vieux Paris :
Alors, qui en a eu l’idée ? Albert Robida ? Ou le promoteur du Vieux Paris, Arthur Heulhard ?
On serait tenté de répondre que les deux devaient être plutôt partants pour une telle aventure ! Robida pour le plaisir, et Heulhard pour des raisons beaucoup plus pragmatiques.


Arthur Heulhard est un écrivain et journaliste français, né à Lormes le 11 mai 1849 et mort à Troyes le 2 janvier 1920. Il est critique musical, spécialiste de la Foire Saint-Laurent, et a écrit plusieurs livres sur François Rabelais. Il venait de proposer une exposition financière allant de l'extraction du minerai à l'émission des billets. Un projet global reconstituant le Pont au Change.

Il est principalement connu pour Le mensonge chrétien, série de onze volumes déclarant que le personnage de Jésus de Nazareth n'a pas de caractère historique.

Certains d’entre vous connaissent bien ces deux séries de 25 cartes postales aquarellées, imprimées en couleur.

Les 25 premières cartes reproduisent les constructions historiques présentes dans le Vieux Paris :
  •  Bâtiment des vieilles halles - théâtre
  • Carrefour Saint Julien
  • Le Châtelet
  • Un coin sur la Seine
  • Cour du Pré aux clercs
  • Echoppes de la rue des Remparts
  • Eglise St Julien des Ménétriers 1
  • Eglise St Julien des Ménétriers 2
  • Entrée, auberge des Nations
  • Foire Saint Laurent
  • Le Grand logis
  • Grands degrés de la Sainte Chapelle
  • Maison de Nicolas Flamel
  • Maison de Théophraste Renaudot
  • Maison natale de Molière
  • Le pignon de la grande salle du Palais
  • Le pilori
  • Place du Grand Châtelet
  • Place du Pré aux clercs
  • Pont au Change
  • Porte St Michel
  • Rue des Grandes Ecoles
  • Rue des Remparts
  • Théâtre des vieilles Halles
  • Tour du Louvre et maison aux Piliers


La deuxième série de 25 cartes postales se consacre aux costumes d’époque, ceux-là même que l’on pouvait voir portés par les nombreux figurants du Vieux Paris :
  • A la foire Saint Laurent
  • A la taverne, place du Pré aux clercs
  • A l'imprimerie de Robert Estienne
  • Articles de mode
  • Aubade à Saint Julien des Ménétriers
  • Au Palais
  • Aux vieilles Halles
  • Les bonnes gaufres toutes chaudes
  • La bouquetière
  • Bourgeois du quartier Moyen Age
  • Boutiquières du quartier Renaissance
  • Chez l'antiquaire
  • Chez l'orfèvre du Pont au Change
  • Chez le rôtisseur
  • Le factionnaire du Grand Châtelet
  • Garde du quartier Renaissance
  • Marchands de la rue des Remparts
  • Musique populaire
  • L'Officier de garde
  • Pâtisserie Directoire
  • Les Porteurs de chaise
  • Le Poste du Grand Châtelet
  • Premier corps de garde
  • Les Repasseuses
  • La Vivandière
Ces cartes en couleur étaient vendues dans le Vieux Paris, soit à l'unité, soit par groupe de 10 cartes dans une enveloppe également illustrée par Robida. 

 

Le Vieux Paris… Cartes PUB…

Ces séries ont également fait l'objet de tirages publicitaires, pour le Bon Marché, La Belle Jardinière, Chicorées Extra du Docteur JH Lervilles, les Grands Magasins de la Ville de Saint-Denis, ou le chocolat Guérin-Boutron par exemple.
Les deux séries de 25 cartes du Vieux Paris ont aussi été éditées en version imprimée en une seule couleur, en demi-tons de bistre.
À noter également que la série des 25 cartes des costumes d’époque a fait l’objet d’une version de chromos publicitaires, avec visuel identique entouré d’un large cadre doré.

Carte postale du Vieux Paris imprimée en bistre (50 différentes).

Recto carte postale du Vieux Paris, avec repiquage commercial au recto en noir « Offert par les magasins du Bon Marché.
Verso carte postale du Vieux Paris, personnalisée « Au Bon Marché », Maison A. Boucicaut, Paris.
Série de Chromos commerciales « Au Bon Marché ». Visuels identiques à celui des cartes postales.

Le Vieux Paris… d’autres cartes…

Egalement éditées au Vieux Paris par Albert Robida, on compte deux séries de 12 magnifiques eaux-fortes sur les monuments du Vieux Paris et les Dames d'antan…
Une Série de cartes de luxe ! Que je n’ai, hélas, pas encore pu identifier dans leur totalité.






A suivre...

jeudi 14 juin 2018

Robida à l'honneur... au 24ème Salon du Bouquiniste à Compiègne - 25 novembre 2018

Notre blog n'a pas forcément vocation d'annoncer ce genre d'événement, mais pour une fois, c'est avec beaucoup de plaisir que nous ferons une exception.
En effet, quelle ne fût pas ma surprise de découvrir sur l'étal d'un exposant lors du Marché aux Livres de Reims, une affiche annonçant le 24ème Salon du Bouquiniste à Compiègne, et surtout, de constater que l'illustration choisie était d'Albert Robida.

Cette belle image en couleur est la couverture extraite du n°73 du journal La Caricature, du 21 mai 1881, et s'intitule (le titre a été supprimé de l'affiche) : Environs de Paris - Le château de Pierrefonds.
Évidemment, quoi de plus naturel que de trouver du Robida à Compiègne, sa ville natale !

En tout cas, cela fait extrêmement plaisir de se retrouver par hasard nez-à-nez avec une reproduction d'une aussi belle illustration du maître ! Une bonne raison supplémentaire pour aller découvrir ce Salon du Bouquiniste de Compiègne, le 25 novembre 2018 !


24ème Salon du Bouquiniste
Dimanche 25 novembre 2018
Salles Saint-Nicolas de 8h30 à 17h30
(3 Rue Jeanne d'Arc, 60200 Compiègne)
Organisé par la Collectionnoise

jeudi 7 juin 2018

Albert Robida dans La Libre Parole...



Nous avions déjà eu l’occasion de l’évoquer, on trouve un portrait de Robida (gravure) dans le 1er volume des Figures Contemporaines, tirées de l’album Mariani, et édité pat Ernest Flammarion, en 1894.

Ce portrait d’Albert Robida est accompagné d’un court texte écrit par un écrivain anonyme (Il semble que l’auteur de cette présentation soit son ami Octave Uzanne). Voir dans un billet précédent : https://albert-robida.blogspot.com/2013/02/figures-contemporaines-tirees-de-lalbum.html


Ce même portrait vient d’être découvert dans le supplément illustré du journal politique La Bonne Parole.

Ce supplément illustré comporte 16 pages et fait l’article de la 2ème série des Figures Contemporaines. Sur ces 16 pages, ce sont plus de 80 portraits et signatures de personnes connues de l’époque, et chacune d’elle y est allée de son petit texte pour vanter les mérites du vin Mariani à la Coca.

Dans le Tome 1, Albert Robida avait formulé son soutien sous la forme d’un dessin (voir article précédent). En page 4 de ce supplément illustré de La Libre Parole, Robida propose une nouvelle illustration. Elle représente un galion ramenant une précieuse bouteille géante de Vin Tonique Mariani à la Coca du Pérou…

Difficile de dater ce supplément illustré, si la seconde série correspond au Tome 2, ce document date de 1896 !
L.A.


mardi 5 juin 2018

Exposition Albert Robida 2018… au Musée de la Grenouillère !

Même si les dates ne sont pas encore communiquées, ce n’est pas une raison pour ne pas en parler, car on ne peut bouder la joie d’avoir une nouvelle exposition Robida pour la rentrée !

Cette exposition aura lieu au Musée de la Grenouillère à Croissy-sur-Seine, un lieu très symbolique, pour un Robida qui a de nombreuses fois dessiné ces lieux des bords de Seine qui ont attiré les foules à la fin du XIXe siècle. Le lien est aussi très certainement affectif, car Albert Robida et sa famille ont longtemps vécu au Vésinet, en voisin de Croissy-sur-Seine.





Alors, que verrons-nous à cette exposition Albert Robida ?
Tout d’abord, de nombreuses thématiques de l’artiste seront développées.
Bien sûr, les Bords de Seine seront représentés du fait de la localisation même de l’exposition à la Grenouillère. Le thème de la guerre aura également une part importante, puisque nous sommes encore en pleine période de commémoration. L’anticipation, qu’on ne pourrait laisser de côté, tant la plume visionnaire du maître a été prolifique, en abordant aussi ce qui pourraient être des sous-thèmes : les transports, la communication, l’industrie alimentaire… Nous aurons également quelques références aux loisirs, et aussi aux Femmes dont la place au sein de la société de l’époque, est de plus en plus importante !

Une exposition Albert Robida, sous quelle forme ?

Déjà, nous trouverons de nombreux originaux issus des collections du Musée de la Grenouillère, ainsi que celles des membres de l’Association des Amis d’Albert Robida. De nombreuses planches seront agrandies par rapport aux impressions originales des ouvrages, permettant de mieux détailler et apprécier le contenu des planches de l’artiste, souvent très chargées et riches !
L’exposition ne sera pas statique, puisque plusieurs films (2d + 3d) seront proposés au public.
L’exposition sera aussi « en volume » ! En effet, de nombreuses maquettes des engins « d’anticipation » imaginés par Albert Robida seront présentes. Il y aura des véhicules roulants, volants et voguant, réalisés en impression 3D, pour un résultat très ludique à même de ravir les plus petits, comme les plus grands. Nul doute que Robida lui-même, ait apprécié cette technologie actuelle permettant de donner enfin la vie aux engins qu’il avait dessiné, il y a plus de 150 ans pour les plus anciens !

Nous vous donnerons régulièrement des nouvelles concernant l’avancement du projet (et quand nous aurons les dates définitives), et présenterons en ligne ces engins futuristes de Robida, en impression 3D, histoire de vous donner envie d’aller découvrir cette exposition, ainsi que le Musée de la Grenouillère.
Quelques exemples d'engins imaginés par Albert Robida, qui seront traités en maquettes imprimées en 3d et exposés au Musée de la Grenouillère.

En attendant, n’hésitez pas à aller visiter le site internet du Musée de la Grenouillère :http://www.grenouillere-museum.com/
Musée de la Grenouillère - Espace Chanorier - 12, Grande Rue, 78290 Croissy-sur-Seine

lundi 28 mai 2018

Une visite bien arrosée... à l'Exposition universelle de 1889 à Paris

1889, c'est l'année de la grande Exposition universelle qui a vu entre autres, la naissance de la Tour Eiffel... Robida, et il n'a certainement pas été le seul, a dû goûter au plaisir sains de l'Expo, et constater que tout y avait été fait pour ne pas mourir de soif à l'arrivée des premières chaleurs.

Si l'Exposition accueille le monde entier à Paris, le monde entier a bien répondu à l'appel, et de nombreuses nations ont tenu à faire profiter les visiteurs de leur spécialités locales, solides, mais aussi liquides !

Voyons-donc comment peut se transformer une chaude journée de visite, en un marathon déshydratant... dans La Caricature n°492 du 1er juin 1889 :

Première visite à l'Exposition

- Ouf ! quel soleil et quelle poussière ! Prenons vite un bock !

- Comme les vins de Hongrie vous font savourer la musique hongroise ! Comme la musique hongroise vous donner un petit goût à leurs vins de Hongrie !

- Comparons un peu les bières anglaises... Miss, pour faire passer le stout, un peu de whisky please ?
- Ecossais ou Irlandais ?
- Les deux, please !

SECTION BELGE
- Leur Faro n'est pas mauvais, pour un peu, sais-tu ?

CIDRES NORMANDS
- Pas mauvais... un peu faiblot !

AU RESTAURANT RUSSE
- Etudions un peu ! du kwass... kwass, qu'est-ce que c'est que çà ? Hem !

- Du koumis maintenant ! Plaît-il ? C'est du lait de cheval aigri ?... Diable !

- Un verre de Koumel pour me remonter !

- Avant de me risquer à faire un petit circulaire en Orient sur l'esplanade, qu'est-ce que ces bons Orientaux vont m'offrir de rafraîchissant ? Rien que du café bouillant ?

- J'ai besoin de réconfort, après tant de fatigues. Vins d'Espagne, salut ! Coulez, Xérès et Moscatel généreux... Décidément, vous valez mieux que la bière, surtout servis par des señoritas andalouses au teint bruni !

- Les jolies Hollandaises ! Consommons des curaçaos, des marasquins et des anisettes variés pour avoir le temps de les admirer !




- Grands Dieux ! On parlait d'une Tour Eiffel, j'en vois quatre... et pas solides encore... Fuyons !

jeudi 17 mai 2018

Vente 300 lots Albert Robida à Compiègne - Samedi 19 mai 2018

Samedi 19 mai 2018 à 14 heures
Hôtel des Ventes de Compiègne
Dominique Le Coënt - de Beaulieu & Philomène Wolf
SARL Hôtel des Ventes de Compiègne
18, rue des Cordeliers - 60200 Compiègne
Tél. 03 44 40 06 16 - Fax 03 44 40 01 73 - Email: loizillon@orange.fr
Vente mobilière classique dont importante collection de Monsieur J. : 
Environ 300 lots sur Albert ROBIDA

Expositions publiques : la veille de 14 H à 18 H et le matin de la vente de 9 H 30 à 12 H



Vente en live sur interencheres live

Listes et Photos sur loizillon.com et interencheres.com


SARL Hôtel des Ventes de Compiègne
18, rue des Cordeliers - 60200 Compiègne
Tél. 03 44 40 06 16 - Fax 03 44 40 01 73 - Email: loizillon@orange.fr

mercredi 4 avril 2018

Robida - Vente Claude Goumain du vendredi 13 avril prochain à Drouot

Vente de la « Collection autour de Robida »
de Claude Goumain le vendredi 13 avril prochain
14h à Drouot – Lots 155 à 204.


Le jeudi 13 avril 2018 - 14h, l’Etude des Commissaires-Priseurs Binoche et Giquello procédera à une vente publique de trois collections de notre ami membre, le grand collectionneur Claude Goumain : Livres illustrés romantiques (Lots 1 à 114) -  Collection autour de Robida… (lots 155 à 204) et Livres illustrés Fin de siècle (lots 205 à 314). Le catalogue complet est paru sur Bibliorare.


Dans le PDF à télécharger sur le site de BIBLIORARE, vous pourrez consulter la partie «  Collection autour de Robida - Livres illustrés - Aquarelles et Dessins originaux - Exemplaires uniques » Lots 155 à 204 - du catalogue établi par l’Expert de cette vente, M.Dominique Courvoisier - il avait déjà été celui de la vente de la collection Michel François en 2015 - Ce  très précis et  beau catalogue - (qui se qui réfère d’ailleurs plusieurs fois à notre ami membre Philippe Brun (« Robida, sa vie, son oeuvre », Promodis,1981) suffit à tout amateur de Robida pour trouver son bonheur mais nous tenions à souligner la qualité et l’originalité exceptionnelles de cette collection. 


Sur les 90 lots, 85 concernent des ouvrages (livres, albums). Pour 80 d’entre eux, correspondant à 65 titres,  Robida en a été l’illustrateur quasi unique.  
Pour au moins la moitié, ces ouvrages sont des tirages en séries limitées sur grands papiers, (en particulier japon sous ses différentes formes, vélin, vélin d’Arches, whatman, chine …), gage de qualité s’il en est et les voici là assortis, voire truffés de dessins originaux  : et/ou aquarelles, et/ou de dessins  et/ou croquis,  et/ou de suites des gravures en différents états. 
Les collectionneurs de la fin du XIXe, début XXe étaient friands  de ce genre d’ouvrages truffés par les originaux qui étaient la base du livre. En plus, comme Robida avait  le chic de saisir l’occasion  pour créer une aquarelle ou un dessin inédit sur la page de faux titre de l’ouvrage par exemple, ou ailleurs, il y avait de quoi en attirer plus d’un. Et alors, pour des raisons pratiques et de goût,  il  leur était naturel de faire appel à des Charles Meunier, Marius Michels, Carayon et autres pour habiller le tout d’une nouvelle reliure. Si l’on examine le catalogue, on vérifie ainsi que la moitié environ des livres  et en particulier presque tous les grands titres  n’ont plus leur reliure d’éditeur. Néanmoins, pour nuancer, des ouvrages de la collection qui ont gardé leurs couvertures brochées pleins de fraîcheur conservent tout leur attrait et leur valeur.

Une autre approche est l’illustration par Robida, a posteriori, vraisemblablement à la demande d’amis ou de clients, d’ouvrages à la réalisation desquels il n’avait pas du tout participé, créant ainsi des exemplaires uniques. Nous en avons dénombré 5 ce qui permet de retomber sur nos 85… Citons les trois principaux :  « Sur la pierre blanche » (137) d’Anatole France, « Saint-Cendre » (143) de Maurice Maindron et « La Bêtise humaine » (149) de Jules Noriac et ses… 97 aquarelles originales sur titres et marges.

Terminons par un survol rapide et non exhaustif de cette belle collection.
Le Robida illustrateur des chefs d’œuvre de la littérature occupe incontestablement la première place,  d’abord via trois titres  d’Honoré de Balzac(119,120 & 121) ; ce  dernier livre, un exemplaire unique de « La Connestable » avec la totalité (60) des dessins et croquis originaux de l’illustration, est, comme l’aurait écrit Robida, le clou de la collection. Mais sur le podium, voici aussi trois belles personnalités, les « Œuvres de François Villon » (202, 203 & 204)  cette  dernière étant une autre merveille du  catalogue avec ses dessins rehaussés de couleur par Robida lui-même accompagnés de 18 superbes aquarelles originales sur titres ou hors texte. Les « Poèmes et Ballades du temps jadis » (151),  deux « Cent nouvelles nouvelles » (127 & 128) , les « Œuvres de Rabelais » (153) et « La Tour de Nesle » (138 & 139) de Félix Gaillardet et Alexandre Dumas, s’inscrivent dans ce thème. 

Autre thème robidien, « Les Vieilles Villes… » se pressent,  d’Espagne, d’Italie et, enrichies de dessins originaux, des Flandres, du Rhin, de Suisse, les quatre volumes de « La Vieille France : Normandie, Bretagne, Touraine, Provence » (182) et leurs 14 dessins originaux constituant une autre pépite de la collection. 



Quant à Paris, il est  là, d’abord avec trois très beaux exemplaires du « Cœur de Paris, splendeurs et souvenirs » (161 à 163) dont le 162, très rare, sur Japon impérial enrichi de 20 dessins et aquarelle originaux, et un beau « Paris de siècle en siècle » (174). Ils sont complétés par les exemplaires plus modestes de « L’ile de Lutèce » (170) et du Guide de visite du « Vieux Paris » (165).

Les ouvrages pour la jeunesse sont près d’une dizaine à commencer par les deux premiers écrits et  illustrés par Robida, « La Tour enchantée » (174) et « Le Voyage de Monsieur Dumollet » (195) sur Japon enrichi de dessins originaux ainsi que le fameux « François 1er » (200) de Toudouse.
Dans le domaine des Contes dits « à Mariani » destinés gentiment à un lectorat normalement plus âgé, voici les six contes illustrés par Robida, la plupart enrichis - comme « Explication »  de Jules Claretie  (132)  et ses 37 croquis originaux au crayon de Robida - ainsi que « Sempervirens » (122), exemplaire unique du 5e Conte signé L.De Beaumont enrichi d’une aquarelle.

Mais quid de l’Anticipation ? Les trois grands classiques de la Librairie illustrée (Georges Decaux) sont bien présents, d’abord  « Le Vingtième Siècle » (190), un exemplaire sur Japon avec aquarelle originale; sa suite, « La Vie électrique » (191), exemplaire enrichi, d’une aquarelle originale et de 14 dessins originaux, constitue un  des clous de cette vente ; elle est  accompagnée, si l’on peut dire, de trois de ses « enfants » - , des extraits remaniés à tirage limité,  «  Le Voyage des fiançailles », l’un sur japon (192) et les deux autres (193-194) sur chine. « La Guerre au vingtième siècle » (168), un titre très recherché, vient compléter le trio (on aurait pu penser à  un quatuor en ajoutant « Le XIXe Siècle » (196), lui aussi présent et enrichi,  ferait un beau couple avec « Le Vingtième Siècle » mais on tombe là dans l’histoire…).
Par contre, « Contes pour les Bibliophiles » (199) réalisé par les deux compères Uzanne-Robida, titre recherché d’autant qu’il est enrichi d’une aquarelle, se verrait bien passer dans le clan Anticipation à cause de « La Fin des livres », son conte qui a fait sa célébrité et que rappelle l’aquarelle.

Enfin, « Le Vautour de Prusse » (180) bien complet de ses 16 dessins hors texte et enrichi d’une aquarelle et l’Album in folio « Les Villes martyres » (189) avec ses 8 lithographies s’inscrivent dans l’évocation d’une épreuve qui  fut terrible pour Robida.

Donc, au 13 avril mais d’abord il faut aller voir de plus près ces belles choses

Cordialement 

Le Bureau de l’Association