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mercredi 3 décembre 2025

Téléphonoscope n°32 - Robida homme de presse

Robida homme de presse

 (52 pages) 104 illustrations 

Sommaire :
  1. Du Journal amusant à La Caricature par Michel Thiébaut
  2. Robida au Petit Français illustré par Dominique Lacaze
  3. L’Almanach Vermot et Robida par Laurent Antoine
  4. Robida, auteur et illustrateur du Journal des Voyages par Dominique Lacaze
  5. Robida, un reporter dans l’actualité par Philippe Brun
  6. D’une revue l’autre par Laurent Antoine
  7. Retour sur Les Vieilles Villes par Michel Thiébaut

Bulletin des amis d'Albert Robida
Novembre 2025 - numéro 32


Auteurs : Philippe Brun, Dominique Lacaze, Michel Thiébaut, Laurent Antoine.


Robida homme de presse 


Pendant un demi-siècle, du Journal amusant en 1866 jusqu’en 1920 avec les Annales politiques et littéraires, Robida a écrit et dessiné pour environ 70 périodiques. C’est dire que ce voyageur dans le temps, passé et futur, est aussi un homme de son temps sur lequel il promène en général un regard amusé et satirique.
Dans une première période Robida participe à des revues humoristiques (Journal amusant, Paris-Caprice) et surtout à La Vie parisienne où son style s’affirme, spécialement dans la mise en pages. On va ici étudier particulièrement ces années de formation jusque-là un peu délaissées dans notre revue. En 1880, Georges Decaux confie à Robida la direction de La Caricature dès sa création, ce qui lui donne une totale liberté éditoriale et une grande ouverture à l’actualité de l’époque. Sa veine satirique et mondaine intervient aussi dans Le Monde comique et La Vie élégante qui sont également créés par Decaux. 

À partir de 1890, la vie de caricaturiste est finissante et, avec l’âge, Robida se tourne, au moins en partie et jusqu’à la fin de sa vie, vers la jeunesse. Sa participation au Petit Français illustré, édité par Armand Colin, va être déterminante et lui permettre, entre autres, de publier en feuilleton, puis en volumes, toutes sortes d’ouvrages. Par ailleurs, l’activité devient foisonnante. Dès le début de ces années 90, la participation à La Nature n’est pas aussi scientifique qu’on peut le penser puisque la satire y est bien présente. Les Annales politiques et littéraires vont permettre de renouer avec l’actualité, la caricature, puis l’anticipation.

On ne peut suivre ensuite la multiplicité des participations, mais, à partir de 1900, deux d’entre elles sont essentielles. Avec l’Almanach Vermot, Robida peut coller à l’actualité jusque dans les années 20. D’autre part Le Journal des voyages lui permet de reprendre son activité de voyageur-dessinateur, sans doute son activité préférée, qu’il peut ainsi poursuivre malgré la concurrence de la photographie.

Éric Blanchegorge & 
Dominique Lacaze


Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

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vendredi 15 novembre 2024

Téléphonoscope n°31 - La Résurrection du passé chez Robida

La Résurrection du passé chez Robida



(48 pages) 58 illustrations

Sommaire :

  1. Jadis chez aujourd’hui, premier voyage temporel par Dominique Lacaze
  2. Jadis chez aujourd’hui par Albert Robida
  3. Les OEuvres de Rabelais illustrées par Robida. Une mise en scène de la Renaissance, humoristique et sensuelle. par Michel Thiébaut
  4. Aquarelles originales.

 
Bulletin des amis d'Albert Robida
Novembre 2024 - numéro 31


Auteurs : Dominique Lacaze, Albert Robida, Michel Thiébaut.


La Résurrection du passé chez Robida



   Ressusciter le passé a été chez Robida une inclination fréquente. Dans ses livres, il fait revivre le passé de Paris, ou de multiples villes et villages de France et d’Europe. Ses livres pour la jeunesse sont souvent historiques. Même dans son oeuvre d’anticipation, on trouve dans Le Vingtième Siècle une Bretagne qui, sous couvert de Parc national, semble retournée au Moyen-âge. On pense aussi à la reconstitution « en vrai » de l’ancien Paris. Or le Vieux Paris de l’Exposition de 1900 comportait des personnages en costumes d’époque qui servaient dans les commerces ou animaient des spectacles.

   Dans Jadis chez aujourd’hui, c’est l’essentiel de la cour de Louis XIV qui se trouve transporté en 1889, dans le Paris de l’Exposition universelle par l’action d’un savant inventif. Nous avons là le premier voyage dans le temps, cinq ans avant La Machine à explorer le temps de Wells. C’est un texte plein de scènes cocasses nées de la confrontation brutale de deux époques. Ces gens du XVIIe siècle ont des réticences qui sont celles de Robida, mais font quand même d’assez bons touristes. Ils sont témoins de quelques paradoxes temporels, sans trop s’en émouvoir. Il est vrai que le récit est d’abord paru en 1890 dans Le Petit Français illustré, journal consacré à la jeunesse écolière. La parution en volume intervient en 1892 de façon très discrète à la suite de Kerbiniou le très madré, au point que Pierre Versins dans son encyclopédie méconnait cette édition qui diffère quelque peu de la précédente. C’est celle-ci que nous rééditons ici parce que c’est la dernière et que son caractère scientifique s’y trouve renforcé.
 

  
Robida aura aussi ressuscité le passé en tant qu’illustrateur. Qu’il illustre de grands classiques (Rabelais, Villon, les Contes drolatiques de Balzac…) ou de nombreux livres pour enfants, c’est en général pour lui l’occasion de faire revivre une époque. Ainsi son édition monumentale des oeuvres de Rabelais, parue en 1885, témoigne, tout au long de ses 650 illustrations, d’un grand souci de documentation et d’exactitude dans sa représentation de l’univers de la Renaissance. Il développe aussi, autour du texte, une atmosphère sensuelle et humoristique qui convient mieux à Rabelais que le fantastique qui nimbe souvent les représentations de Gustave Doré. La qualité du dessin est remarquable et on clôture l’analyse de cette oeuvre avec quelques magnifiques aquarelles originales, accompagnées de leurs dessins préparatoires, issues de l’ancienne collection de Michel François.

Éric Blanchegorge & Dominique Lacaze


Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

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mercredi 22 novembre 2023

Téléphonoscope n°30 - Compléments d'anticipation robidienne

Compléments d'anticipation robidienne


(48 pages) 95 illustrations

Sommaire :

  1. Un Potache en 1950 - le lycée du futur ? par Michel Thiébaut
  2. Illustrations oubliées du Vingtième Siècle par Philippe Burgaud
  3. Où Rosny s’inspire de Robida : les chroniques du Bambou par Dominique Lacaze
  4. L’aérostat de Giffard, ancêtre des aérostats robidiens par Dominique Lacaze
  5. Illustrations anglaises de La Fin des livres par Laurent Antoine
  6. La guerre « humanitaire » chez Robida et Edison par Dominique Lacaze
  7. Le téléphonoscope avant Robida par Philippe Ethuin
  8. Robida et La Science illustrée
  9. Hommage à Michel François.

Bulletin des amis d'Albert Robida
Novembre 2023 - numéro 30


Auteurs : Michel Thiébaut, Philippe Burgaud, Dominique Lacaze, Philippe Ethuin, Laurent Antoine.


Compléments d'anticipation robidienne

   Le Téléphonoscope a permis, au cours du temps, de développer divers thèmes de l’oeuvre d’anticipation de Robida : Guerre du futur, Alimentation, Économie politique, Émancipation des femmes, Loisirs, Transports, Écologie. Nous n’avons pas traité de l’Éducation. D’autre part, certains compléments peuvent être apportés aux thèmes déjà abordés.

  Le thème de l’Éducation est essentiellement traité dans Un Potache en 1950 paru dans Mon journal à l’automne 1917. Sa réédition par Apex en 1994 comporte une centaine de pages et est restée assez confidentielle. Ce texte donne la description détaillée de l’instruction donnée par un lycée vraiment très moderne, même pour notre époque : cours par visio-conférences, classes en plein air, classes et voyages de découverte.
 
  Au titre des compléments, on décrit la téméraire ascension d’Henry Giffard trente ans avant la parution du Vingtième Siècle qui précède elle-même les premiers dirigeables officiels. Or les dirigeables de Robida ont la forme de celui de Giffard. En 1892, La Science illustrée publie, en même temps que La Vie électrique et son projet de « guerre humanitaire », une interview d’Edison décrivant un autre moyen d’arriver au même résultat. La parution récente des chroniques de J.H.Rosny dans la revue Le Bambou montre que Robida a pu influencer nettement les anticipations de ce grand précurseur de la science-fiction.
 
  Ce numéro sera aussi l’occasion de diffuser des illustrations peu connues de textes que nous connaissons. Il s’agit des illustrations effectuées par Robida pour la traduction anglaise de La Fin des livres ou des illustrations de la deuxième édition du Vingtième Siècle. Cette édition in-12, plusieurs fois reprise ultérieurement, comprend seulement douze compositions, mais celles-ci diffèrent de celles de l’édition originale.

  En hommage à Michel François qui a été un membre passionné de notre association depuis sa création, nous donnons aussi quelques images issues de sa bibliothèque.


Éric Blanchegorge & Dominique Lacaze


Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

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lundi 5 décembre 2022

Téléphonoscope n°29 - Produits dérivés de Robida

Produits dérivés de Robida

(48 pages) 274 illustrations

Sommaire :

  1. Robida et les vignettes publicitaires d’anticipation par Philippe Burgaud.
  2. Les vignettes d’anticipation, du raisonnable au burlesque par Dominique Lacaze.
  3. Des assiettes qui parlent du futur et de Robida par Piero Gondolo della Riva.
  4. Le Vieux Paris et ses produits dérivés par Laurent Antoine.
  5. Robida publicitaire et imagier par Philippe Brun.
  6. Où Robida inspire un chocolatier allemand par Laurent Antoine.
  7. Robida et les chocolats Nestlé-Kohler par Philippe Burgaud et Dominique Lacaze.
  8. Saturnin Farandoul au cinéma par Philippe Burgaud.
  9. En aéroplane, un jeu de société inspiré de Robida par Piero Gondolo della Riva.
  10.  Produits dérivés et expositions Robida par Laurent Antoine.

Bulletin des amis d'Albert Robida
Novembre 2022 - numéro 29

Auteurs : Philippe Burgaud, Philippe Brun, Dominique Lacaze, Piero Gondolo della Riva, Laurent Antoine.


Produits dérivés de Robida


    L’année 1900 a été l’occasion d’un grand engouement pour l’anticipation. Il s’agissait d’imaginer ce que pourrait être la vie en l’an 2000. Ainsi une série de vignettes intitulée En l’an 2000 se développe à partir de 1900 et va pouvoir être utilisée par diverses marques, dans plusieurs pays. On veut alors séduire les enfants avec un sujet qui est a priori moins porteur que les animaux ou les hommes illustres, mais qui a été défriché par Jules Verne et bien sûr Robida. Les vignettes d’anticipation vont donc être associées avec succès à des produits qu’ils désirent, avant tout le chocolat, ou à des magasins qu’ils fréquentent. Aussi les séries d’anticipation vont-elles se multiplier en Europe à partir de 1900 et même un peu avant, ou longtemps après, comme on le voit avec un album édité par les chocolats Nestlé-Kohler.

L’influence de Robida sur ces images, en général brillamment colorées et amusantes, peut être directe ou indirecte. Elles peuvent copier assez fidèlement ses dessins ou s’en inspirer plus librement. Mais souvent, c’est seulement le thème traité qui porte la marque de Robida : aérobus, femmes duellistes, guerre aérienne ou sous-marine… Le désir de surprendre, d’étonner, peut alors conduire à utiliser ses dessins les plus loufoques, puis à abandonner toute vraisemblance, comme dans les contes.


Ce merveilleux ne touche pas que les enfants. Les adultes y sont sensibles aussi, comme Asimov qui a célébré la série En l’an 2000, avec quelques erreurs factuelles ici corrigées. Ceci dit, il existe aussi, à la même époque, des images d’anticipation pour adultes plus satiriques, voire burlesques, qui ne sont plus destinées aux tablettes de chocolat, mais sont éditées comme cartes postales.

Cette anticipation fantasmée se retrouve, de façon plus imprévue, au fond de séries d’assiettes. Il est amusant de retrouver là des thèmes très robidiens : l’émancipation de la femme, la guerre future, les transports aériens…


L’année 1900 est aussi l’année de L’Exposition universelle, et donc du Vieux Paris. Outre la construction des bâtiments, Robida dirige ou inspire la production de multiples images et objets qui évoquent cette reconstitution du passé et sont vendus dans les échoppes de l’endroit (mais aussi bien plus tard). À cette occasion, Robida va jusqu’à dessiner des pichets, des éventails, des bracelets, des médailles…

À côté de ces activités très diversifiées, on découvre aussi un Robida publicitaire et imagier. Il s’agit de travaux commerciaux quand il illustre les produits de diverses marques, ou semi-commerciaux quand il illustre des manifestations dont il est proche.


Éric Blanchegorge & Dominique Lacaze




Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

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lundi 29 novembre 2021

Téléphonoscope n°28 - Robida et l'écologie

  Robida et l'écologie

(44 pages)

Sommaire :

  1. Préservation et recréation de la nature par Dominique Lacaze
  2. Encombrement et pollution urbaine par Dominique Lacaze
  3. Pression démographique, la recherche d’une solution par Dominique Lacaze 
  4. Robida collapsologue ? par Michel Thiébaut
  5. La quête d’énergie
  6. L’épuisement des sols
  7. Jouir de la nature selon Robida
  8. Usines, la bête noire d’Albert Robida par Marie Palewska
  9. Vieux Paris et développement durable par Laurent Antoine


Bulletin des amis d'Albert Robida
Novembre 2021 - numéro 28

Auteurs : Marie Palewska, Dominique Lacaze, Michel Thiébaut, Laurent Antoine. 


Robida et l'écologie

    Robida a été très sensible à la dégradation de l’environnement naturel. C’est un amoureux du littoral breton et des bords de rivières, une nature plutôt paisible qui repose du tumulte des métropoles. Or cette nature est menacée par l’industrialisation, ses fumées toxiques, ses rejets chimiques, son vacarme. Mais la cause essentielle des nuisances de la vie moderne est la croissance démographique.
À ces phénomènes déjà tangibles à la fin du XIXe siècle, Robida va donner, dans ses anticipations, une bien plus grande ampleur. Cependant les nouveaux moyens technologiques n’aggravent pas tous la situation ; certains apportent même des solutions. Les tubes transportent silencieusement et évitent les encombrements d’autrefois. Par contre, la circulation aérienne se densifie. Le trafic automobile, plus tardif, a des aspects positifs. Ces transports nouveaux dopent le tourisme, mais dénaturent le littoral et l’Italie.

    Robida s’attache beaucoup à résoudre le problème démographique. Les nourritures synthétiques à base d’algues et l’énergie décarbonée par géothermie, hydraulique ou dissociation atomique sont des propositions particulièrement modernes. La construction sur le territoire maritime est menée de façon démesurée, mais se pratique aujourd’hui à moindre échelle. Concernant la préservation de la nature, Robida préconise un moyen qui est aussi le nôtre, la création de parcs naturels. Ajoutons la création d’une immense zone forestière venant remplacer le sol dévasté du front de la Grande Guerre, prémisse des Murailles vertes chinoises et sahéliennes.

    Si l’inquiétude écologique de Robida reste forte, s’il dénonce jusqu’à la fin de son œuvre la mauvaise gestion de la planète, il aura aussi cherché des remèdes, certains ironiques. On perçoit même un certain optimisme quant à l’emploi de nouveaux moyens techniques dans ses ouvrages les plus tardifs. Mais cela s’entremêle avec des visions plus noires concernant la guerre, les catastrophes naturelles, l’envahissement industriel ou l’épuisement des sols.


Éric Blanchegorge & Dominique Lacaze




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mardi 26 janvier 2021

Téléphonoscope n°27 - Robida et l'Histoire de France

 Robida et l'Histoire de France


(52 pages)

Sommaire :

  1. Image et Histoire de France au XIXe par Michel Thiébaut
  2. Robida, auteur de romans historiques et pédagogue de l’Histoire de France par Michel Thiébaut.
  3. Grandes figures de l’Histoire nationale François 1er et Jeanne d’arc par Michel Thiébaut.
  4. Robida citoyen, patriote et témoin de son temps par Dominique Lacaze.
  5. Le « monstre » des Assiégés de Compiègne écrit et illustré par Albert Robida par Delphine Jeannot.


Bulletin des amis d'Albert Robida
Novembre 2020 - numéro 27

Auteurs : Dominique Lacaze, Michel Thiébaut. 


Robida et l'Histoire de France

    Robida participe à un vaste mouvement de valorisation de l’Histoire nationale qui va jusqu’à une reconstruction qualifiée souvent de roman national. Ce mouvement s’appuie, dans la seconde moitié du XIXe siècle, sur le développement technique de l’iconographie. Robida y joue un rôle important d’abord comme promoteur du patrimoine national, tout particulièrement du patrimoine moyenâgeux, à la suite du mouvement romantique. On pense à la série La Vieille France, aux livres traitant de l’histoire de Paris ou à ses interventions dans La Caricature et autres publications. Il est alors le compagnon de route de Mérimée et Viollet le Duc.

    Mais Robida est aussi un auteur de romans historiques et un pédagogue de l’Histoire de France. Après Walter Scott en Angleterre ou Hugo et le bibliophile Jacob en France, il va rendre l’Histoire plus vivante dans divers romans pour enfants, et pas seulement pour enfants. Il s’attache particulièrement à deux héros de l’Histoire de France : François 1er et surtout Jeanne d’Arc qui intervient dans une série de 72 cartes postales et dans Les Assiégés de Compiègne dont le musée Vivenel vient d’acquérir l’ensemble des dessins originaux. Robida produit aussi des contributions plus personnelles comme ses livres et dessins de chroniqueur de la Commune ou plus largement de témoin de l’évolution de la civilisation au XIXe siècle, dans Le Dix-neuvième siècle ou dans La Caricature et autres journaux.

Éric Blanchegorge & Dominique Lacaze




Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

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mercredi 4 décembre 2019

Téléphonoscope n°26 - Robida et les transports

Robida et les transports

(48 pages)

Sommaire :

  1. Le transport par tubes hier et demain par Dominique Lacaze
  2. Robida et « les plus lourds que l’air » par Philippe Burgaud
  3. Robida et les dirigeables par Alain Bernard
  4. Robida et les chemins de fer par Laurent Antoine
  5. La Vie en chemin de fer vue par Robida par Michel Thiébaut
  6. Robida et l’automobile
  7. Albert Robida cycliste …par le crayon et la plume par Jean-Claude Viche
  8. Quand Robida croque le métro... Marie Palewska et Bernard Jacquier


Bulletin des amis d'Albert Robida
Novembre 2019 - numéro 26

Auteurs : Laurent Antoine, Alain Bernard, Philippe Burgaud, Dominique Lacaze, Marie Palewska et Bernard Jacquier, Michel Thiébaut, Jean-Claude Viche. 

Robida et les transports

     Les transports constituent un domaine de l’oeuvre de Robida plus difficile à aborder que, par exemple, les télécommunications et la guerre où il suffit de célébrer la qualité des anticipations. C’est d’abord un domaine où il exerce volontiers sa verve satirique au sujet des moyens de transport de l’époque, très tôt dans Paris comique ou La Vie parisienne, puis bien sûr dans La Caricature, ou dans La Nature. Il faut dire que les nouveautés ne manquent pas avec le vélo, le train, les ballons, puis le métro.

     Cette humeur satirique est souvent nourrie d’une expérience personnelle. On sait que Robida a beaucoup utilisé le train pour ses déplacements professionnels ou familiaux. On peut penser que son usage du vélo a été plus difficile. De toute façon, le but est d’amuser le lecteur. Pourtant, au moins une fois, l’humour, devenu plus grinçant, va avoir un effet dissuasif immédiat : le numéro du 19 juin 1886 de La Caricature contribuera fortement à l’abandon de projets de métro aérien vraiment invasifs.

     Mais Robida reste anticipateur. Prenons d’abord le cas des transports aériens, dont il fait grand usage. Dans Le Vingtième Siècle, paraissent de nombreux dirigeables ; or, lors de la parution du livre en novembre 1882, aucun dirigeable n’a fait ses preuves, ce qui aura lieu en 1883-84 avec Tissandier et surtout en 1884 avec Charles Renard. Plus tard, dès 1887 et surtout dans La Vie électrique, il prend le parti des « plus lourds que l’air » ; là encore, à l’époque, aucun « plus lourd que l’air » n’a volé. Ceci dit, les engins robidiens ont souvent une configuration fantaisiste (mais pas toujours), car le désir d’amuser le lecteur est ici encore particulièrement présent.

     Préférant les attraits d’une vie aérienne innovante − des cambriolages aériens aux pensions de familles volantes − Robida a largement ignoré l’automobile. Il aborde la question en 1895 dans La Locomotion future dont le texte est de O. Uzanne. Il privilégie alors la voiture électrique qui existait à cette époque, mais a fait une courte carrière. Ce sujet a été traité dans l’article de Jean-Claude Viche « Verne et Robida dans l’aventure de l’automobile » paru dans le Téléphonoscope 16 de 2009.

     Finalement la grande réussite, en termes d’anticipation, va probablement être le transport par tubes. L’analogie avec le TGV était déjà évidente. Mais la réalisation de l’hyperloop, actuellement en cours d’expérimentation, peut conduire à l’accomplissement exact de l’invention de Robida : des tubes sur pilotis traversant la campagne, emportant des passagers à la vitesse du son.
Éric Blanchegorge & Dominique Lacaze


Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

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samedi 1 décembre 2018

Assemblée générale de l'Association... NOUVELLE DATE -> samedi 26 janvier 2019

Pour des raisons liées à l'actualité, l'Assemblée générale de l'Association des Amis d'Albert Robida est reportée au samedi 26 janvier 2019 de 16h30 à 19h à l'Hôtel de Massa, 38, rue du Faubourg Saint-Jacques, Paris 14e.
La réunion du Conseil de l'Association précèdera cette Assemblée et débutera à 15h.


Outre les débats concernant nos projets et réalisations, le Téléphonoscope nouveau consacré à La Relation texte-image chez Robida sera distribué aux personnes présentes en deux exemplaires.

  1. La vie de l'Association en 2018, par Eric Blanchegorge.
  2. Rapport financier sur l'exercice 2018, par Marguerite-Marie Rebeyrat.
  3. Elargissement du Conseil.
  4. Perspectives et projets 2019.
  5. Réponses aux questions des membres.
  6. Exposés (à partir de 18H) : L'animation des œuvres de Robida par Laurent Antoine.



Le tout suivi d'un Pot amical et d'un repas au restaurant.



jeudi 29 novembre 2018

Téléphonoscope n°25 - La Relation texte-image chez Robida

La Relation texte-image chez Robida


(44 pages)


Sommaire :

  1. Editorial, par Eric Blanchegorge et Dominique Lacaze.
  2. De la double page comme espace de récit graphique par Michel Thiébaut.
  3. Cases et bandes chez Robida par Philippe Hamon.
  4. Aux origines de la bande dessinée par Michel Thiébaut.
  5. Robida maquettiste de romans par Michel Thiébaut.
  6. Entretien avec François Schuiten.
  7. La composition tabulaire après Robida par Michel Thiébaut.
  8. La Nef de Lutèce par Laurent Antoine.

Bulletin des amis d'Albert Robida
Novembre 2018 - numéro 25


Auteurs : Laurent Antoine, Philippe Hamon, Michel Thiébaut.

La Relation texte-image chez Robida


       L’association de textes et d’images en une même page devient au XIXe siècle la grande caractéristique de la composition typographique. Alors que les XVIIe et XVIIIe siècles étaient voués à la gravure en taille douce, donc aux gravures hors-texte, interviennent alors la gravure sur bois debout et surtout la photogravure dont Robida fait un usage très innovant dès le début de sa carrière. À partir de 1871 dans La Vie parisienne, puis à partir de 1880 dans La Caricature, il devient le spécialiste des doubles pages qui forment le cœur de ces revues. Qu’il s’agisse de vastes compositions synthétiques ou de vignettes structurées en bandes ou autour d’un motif central, le texte, bien qu’éclaté, vient assurer la cohérence narrative, à la manière d’une voix off.

      Cette œuvre de caricaturiste s’étend à toutes sortes de revues et d’images sous forme de chroniques de mœurs, de critique littéraire (voir le Téléphonoscope 15), théâtrale ou aussi de publicités (voir le Téléphonoscope 19). Le mixage du texte et de l’image amène alors des dispositions très variées dont certaines préfigurent la bande dessinée. Souvent les planches fournies par Robida comportent certaines caractéristiques de la BD (dispositions en cases, en bandes…) sans que tous les critères soient réunis, en particulier celui d’un récit linéaire par cases successives. Bien qu’il arrive que Robida remplisse toutes ces conditions (voir par exemple la double page 30-31 du Téléphonoscope 15), il opte généralement pour une disposition plus libre des images et du texte, par exemple avec un dessin central entouré de vignettes décrivant des personnages secondaires ou diverses scènes caractéristiques. Les débuts de la BD ont fait l’objet du n° 6 du Magasin du XIXe siècle (Et la BD fut !) où Philippe Hamon et Sandrine Doré ont montré l’importance de Robida dans ce processus.
      Ce mélange intime de texte et d’images se manifeste aussi dans les livres écrits ou illustrés par Robida et ceci dès la parution, en 1882, du Vingtième Siècle. Son action de maquettiste permet alors à l’image, par sa proximité, de renforcer le texte de façon bien plus efficace qu’avec des planches hors-texte. Certaines compositions sont alors très innovantes. On peut remarquer que cette inclusion d’images dans le texte existait déjà au temps des enlumineurs et au début de l’imprimerie, aux XVe et XVIe siècles, avec la gravure sur bois de fil qui avait malheureusement le défaut de s’écraser très vite. C’est cet ancien préambule que Robida revisite dans La Nef de Lutèce, avec fantaisie et excès tant son amour de ces siècles lointains est grand.

      L’essentiel de ce numéro est dû à la science graphique de Michel Thiébaut, avec le concours de Philippe Hamon et un témoignage précieux de François Schuiten.

Eric Blanchegorge & Dominique Lacaze


Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

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lundi 27 novembre 2017

Assemblée générale de l'Association... samedi 2 décembre 2017

L'Assemblée générale de l'Association des Amis d'Albert Robida aura lieu le samedi 2 décembre 2017 de 16h30 à 19h à l'Hôtel de Massa, 38, rue du Faubourg Saint-Jacques. Paris 14e.
La réunion du Conseil de l'Association précèdera cette Assemblée et débutera à 15h.



Outre les débats concernant nos projets et réalisations, le Téléphonoscope nouveau consacré à Robida et les techniques d'impression sera distribué aux personnes présentes en deux exemplaires.

  1. Editorial, par Eric Blanchegorge et Dominique Lacaze
  2. Images imprimées et conditions techniques, du XVe au XIXe par Michel Thiébaut
  3. La Reproduction des dessins de Robida dans les publications destinées à un large public par Michel Thiébaut
  4. Robida et l’édition pour bibliophiles par Michel Thiébaut
  5. Les cartonnages à plat historié d’Albert Robida par Jean-Luc Buard
  6. De quelques belles images.
  7. Exposés (à partir de 18H) : Robida et les techniques d'impression par Michel Thiébaut. Robida et l'Expo 1889 par Laurent Antoine
Le tout suivi d'un Pot amical et d'un repas au restaurant.

Téléphonoscope n°24 - Robida et les techniques d’impression

Robida et les techniques d'impression


(48 pages) 91 illustrations


Sommaire :

  1. Editorial, par Eric Blanchegorge et Dominique Lacaze
  2. Images imprimées et conditions techniques, du XVe au XIXe par Michel Thiébaut
  3. La Reproduction des dessins de Robida dans les publications destinées à un large public par Michel Thiébaut
  4. Robida et l’édition pour bibliophiles par Michel Thiébaut
  5. Les cartonnages à plat historié d’Albert Robida par Jean-Luc Buard
  6. De quelques belles images.

Bulletin des amis d'Albert Robida
Novembre 2017 - numéro 24


Auteurs : Jean-Luc Buard, Michel Thiébaut.

Robida et les techniques d'impression

    Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Robida a été confronté à une évolution rapide des procédés de reproduction, principalement au développement de la photogravure.
On a pu alors obtenir des tirages importants à moindre coût et aussi mêler facilement le texte et l’image. Le rôle de Firmin et Charles Gillot est alors essentiel. D’autre part, à la fin du XIXe siècle, la photogravure permet un traitement efficace des couleurs. Or peu d’articles traitent de cette période très importante dans l’histoire de l’imagerie, où l’illustration révolutionne toute la communication.


Dessin original au crayon lithographique sur papier report pour une illustration de : Le Cœur de Paris (éd. La
Librairie Illustrée, 1896, p. 193). « Le palais sous la révolution ». Col. M. François.

    Mais Robida a aussi pratiqué les procédés antérieurs de gravure, même assez tard dans son œuvre, pour des éditions de luxe. Michel Thiébaut qui a élaboré l’essentiel de ce numéro a donc été amené à traiter l’ensemble des techniques d’impression : gravure sur bois de fil, sur bois debout, eau forte, lithographie… jusqu’à la chromotypographie. Cette étude au champ très vaste doit permettre de mieux apprécier l’œuvre de Robida, mais aussi celle des grands illustrateurs de l’époque que sont Granville, Gustave Doré, Daumier…


    Beaucoup de livres de Robida sont remarquables par leurs cartonnages qui interviennent à une époque où ils contribuent fortement à l’attrait des livres. Une étude de Jean-Luc Buard, qui est le spécialiste du genre, permet de les situer dans ce brillant contexte. Et là encore, Robida innove.


Eric Blanchegorge & Dominique Lacaze


Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

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Cartonnage pour L'Île des centaures, texte et dessins de A. Robida. 124 pages. Ed. H. Laurens, Paris.

samedi 26 novembre 2016

Téléphonoscope n°23 - Robida et les Loisirs

Robida et les Loisirs

Sommaire :

  1. Editorial, par Eric Blanchegorge & Dominique Lacaze
  2. Tourisme culturel chez Robida par Michel Thiébaut
  3. Albert Robida et la Bretagne par Philippe Brun
  4. Les Bords de Seine au temps de Robida par Marielle Gobé et Jean-Louis Ayme
  5. Robida critique de théâtre par Philippe Burgaud
  6. Robida chroniqueur du Salon par Laurent Antoine et Dominique Lacaze
  7. Robida peintre de la convivialité : loisirs et plaisirs de la table par Patrice Warin
  8. Les Loisirs du futur selon Robida par Dominique Lacaze
  9. Voyages et distractions à l’Expo ! par Laurent Antoine

Bulletin des amis d'Albert Robida
Décembre 2016 - numéro 23


Auteurs : Laurent Antoine, Jean-Louis Ayme, Philippe Brun, Philippe Burgaud, Marielle Gobé, Dominique Lacaze, Michel Thiébaut, Patrice Warin

Robida et les Loisirs

À la fin du XIXe siècle et grâce au développement du chemin de fer, le tourisme prend un grand essor que Robida accompagne pardes livres abondamment illustrés sur les provinces de France ou les vieilles villes d’Europe, mais aussi par des guides touristiques, des affiches et de nombreux articles. Dans les destinations touristiques ainsi décrites, les bords de mer et leurs plages et la chère Bretagne apparaissent souvent.



De façon plus générale, Robida est un important chroniqueur des loisirs de son temps dans divers journaux ou revues, mais principalement dans La Caricature qu’il dirige durant douze ans. Les chroniques théâtrales traitent des pièces de l’époque, de leurs différents genres et de leurs grands interprètes. On aborde les arts graphiques par le biais des comptes rendus du Salon annuel dont Robida caricature les oeuvres. À la fois spectacles et exploration du monde, les expositions universelles sont aussi les grandes fêtes de l’époque, aspect festif qu’on trouve encore dans les banquets et plaisirs de la table. Sans oublier les récréations champêtres des environs de Paris, spécialement en bord de Seine, par exemple à la Grenouillère.

On rappelle enfin l’importance des loisirs dans les anticipations de Robida qu’il s’agisse de l’explosion du tourisme due à la grande rapidité des transports ou de l’accès aux spectacles, à la culture et à l’information rendu peu coûteux par les nouveaux moyens de télécomunication.

Eric Blanchegorge & Dominique Lacaze


Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

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vendredi 4 décembre 2015

Téléphonoscope n°22 - L'anticipation au temps de Robida

L'anticipation au temps de Robida

Sommaire :

1 - Editorial, par Eric Blanchegorge & Dominique Lacaze
2 - Emile Souvestre, précurseur des anticipations de Robida par Michel Thiébaut
3 - Pierre Véron entre Jules Verne et Robida par Pierre Delestrange
4 - Ignis, roman scientifique de Didier de Chousy par Dominique Lacaze
5 - Où Robida illustre et inspire Camille Flammarion par Jean-Claude Viche
6 - L’Aile ou l’hélice ? ou l’aéronautique naissante en littérature par Daniel Compère
7 - Pluralité des vies et des mondes chez J.-H Rosny par Fabrice Mundzik
8 - Le Cyclisme par J.-H Rosny
9 - Tiphaine de la Roche ou l’anticipation au XVIIIe siècle par Dominique Lacaze
10 - Chroniques des « Quatre Grands » de la conjecture par Pierre Versins

Bulletin des amis d'Albert Robida
Décembre 2015 - numéro 22

Auteurs : Daniel Compère, Pierre Delestrange, Fabrice Mundzik, Dominique Lacaze, Michel Thiébaut, Jean-Claude Viche.

L'anticipation au temps de Robida

     La littérature d’anticipation était très fortement représentée en France durant la deuxième moitié du XIXe siècle.  Ce numéro du Téléphonoscope est l’occasion de découvrir un certain nombre d’auteurs et de préciser les relations entre l’œuvre de Robida et celles des principaux anticipateurs de l’époque. Ainsi Robida a pu emprunter certains de ses thèmes à Emile Souvestre (Le Monde tel qu’il sera. 1846) ou Pierre Véron (En 1900. 1863 et 1878) et en fournir à Didier de Chousy (Ignis. 1883) ou Camille Flammarion (La Fin du monde. 1894). Nous ne traitons pas ici des influences réciproques avec Jules Verne qui ont fait l’objet du Téléphonoscope n° 16.

     Mais ce numéro dépasse ce projet de deux façons. Nous avons d’abord donné une place importante à J.-H Rosny qui, très généralement, n’est pas un anticipateur, en cela qu’il ne s’attache pas à décrire le futur de notre société humaine. Il imagine plus volontiers d’autres êtres − extraterrestres ou aliens − et d’autres mondes qui n’obéissent pas forcément à nos lois physiques. En cela il est le grand précurseur de la science fiction. Une évolution que nous rencontrons aussi chez Didier de Chousy qui met longuement en scène des machines intelligentes qu’il appelle des Atmophytes et que nous appellerons des robots et chez Robida qui imagine le voyage dans le temps avec Jadis chez aujourd’hui. Ainsi, avec les extraterrestres Xipéhuz de Rosny, Jadis chez aujourd’hui de Robida et les Atmophytes de Chousy, nous avons, dès les années 1880, un concentré de science fiction, ceci avant Wells et les anglo-saxons. Avec en prime une forme littéraire très aboutie.

     D’autre part nous avons voulu faire connaître un auteur du XVIIIe siècle, Tiphaine de la Roche dont Francis Lacassin nous dit qu’il fait passer du merveilleux féérique au merveilleux scientifique. Il sut en effet nous décrire assez précisément, avec le style de son époque, certaines de nos techniques : photographie, radio, télévision, aliments synthétiques.

     Cet élan littéraire remarquable s’est brisé au moment de la Grande Guerre et la littérature française a peu participé à la fête de la science-fiction qui va devenir essentiellement anglo-saxonne.

Eric Blanchegorge & Dominique Lacaze


Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

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dimanche 7 décembre 2014

Téléphonoscope n°21 - Robida et l’émancipation de la Femme

Robida et l’émancipation de la Femme


Sommaire :

1 - Editorial, par Eric Blanchegorge
2 - Robida et les femmes au pouvoir par Christiane Demeulenaere-Douyère
3 - La Femme de l’avenir chez Robida par Dominique Lacaze
4 - Du mariage au divorce dans La Caricature par Michel Thiébaut
5 - De la caricature à l’idéalisation, la femme dessinée par Robida par Sandrine Doré
6 - Sa Majesté la Femme par Michel Thiébaut
7 - Robida et la femme de l’Expo ! par Laurent Antoine
8 - La Demi-mondaine, reine de La Grande Mascarade parisienne par Lydia Vásquez


Bulletin des amis d'Albert Robida
Décembre 2014 - numéro 21

Auteurs : Laurent Antoine, Eric Blanchegorge, Christiane Demeulenaere-Douyère, Sandrine Doré, Dominique Lacaze, Michel Thiébaut, Lydia Vásquez.

Albert Robida et l’émancipation de la femme

     Vaste sujet que l’émancipation féminine vue par Robida ! Sujet toujours d’actualité malgré l’ampleur de l’évolution sociétale. Ainsi a-t-il fallu attendre le dernier quart du XXe siècle, et non l’année 1952  décrite dans Le Vingtième Siècle, pour voir se réaliser certaines de ses prévisions, telle l’accession à la préfectorale ou à l’Académie française. Ce numéro du Téléphonoscope est d’ailleurs l’occasion de rendre hommage à notre vice-présidente Geneviève Robida, petite fille d’Albert Robida, qui fut en 1966 la première femme inspectrice d’académie. Elle a donc aidé à la bonne réalisation des anticipations de son grand père qui avait longuement décrit l’accès aux métiers masculins. Dominique Lacaze fait bien remarquer que cette promotion de la femme résulte, chez Robida, des luttes féministes, mais est aussi portée par l’évolution des techniques, générant une évolution des comportements dans la société. Plus tard, dans En 1965, il est même envisagé de confier à la femme la direction du pays, en raison de son sens de l’économie et de la mesure.

     Cet accès à la gouvernance des pays que nous commençons à observer n’aura pas été brutal comme dans « Le Coup d’État féminin », fomenté par des conquérantes endiablées. Christiane Demeulenaere-Douyère nous décrit, dans cette livraison parodique de La Caricature, un monde à l’envers qui extrapole à l’excès les revendications de l’époque. En fait, ce sont ces revendications, mais surtout l’évolution lente des comportements qui conduisent à des avancées significatives. Ce dont témoigne Michel Thiébaut qui traite la délicate question du mariage, sujet inépuisable de fantaisies où la morale bourgeoise n’est guère respectée. Or le statut du mariage est remis en cause avec le rétablissement du divorce qui n’est voté qu’en 1884, après de longues luttes.


     Cette évolution des comportements féminins, Robida l’accompagne tout au long de son activité de caricaturiste. Sandrine Doré décrit cette évolution de l’image de la femme dans son oeuvre, de la parisienne mutine à la belle dame du temps jadis, car Robida va de plus en plus se tourner vers l’illustration de ses époques préférées, le Moyen Âge et la Renaissance. Cette diversité d’images féminines, dans le temps mais aussi la géographie, est également traitée dans un numéro de 1883 de La Caricature dont rend compte Michel Thiébaut. Cette variété se trouve aussidans les articles écrits par Robida à propos des expositions universelles qu’il peuple de maintes dames, de la plus convenable à la plus exotique, ce dont rend compte Laurent Antoine. Enfin Lydia Vasquez nous décrit le comportement des demi-mondaines qui donnent à La Grande Mascarade parisienne un rythme et une cocasserie remarquables.


     On voit combien la femme occupe une place de choix à la fois dans les textes et dans les  illustrations de Robida. Ce numéro du Téléphonoscope en fait la démonstration par la diversité de ses angles de vue.

Eric Blanchegorge


Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

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