lundi 12 novembre 2018

Vernissage de l'exposition "Science-fiction hier, réalité aujourd’hui : Albert Robida, un visionnaire à la Grenouillère"

Vendredi dernier, 9 novembre 2018, avait lieu le vernissage de l'exposition "Science-fiction hier, réalité aujourd’hui : Albert Robida, un visionnaire à la Grenouillère".

On peut déjà se féliciter du grand succès rencontré par l'exposition. Les personnes conviées à cette inauguration sont venues en nombre, et ont pu apprécier l’œuvre d'Albert Robida à travers plus de 50 agrandissements et originaux du maître, ainsi que 3 films présentés dans deux salles du Musée.

Deux de ces films étaient présentés sur une machine inspirée du Téléphonoscope imaginé par Albert Robida, anticipant les moyens futurs de télécommunication, comme la télévision et même internet.
Le premier film est une rapide biographie d'Albert Robida. Le second a été réalisé en images de synthèse 3D mettant en volume et animation une œuvre célèbre d'Albert Robida : "La station centrale des aéronefs à Notre-Dame", extraite de son roman illustré Le Vingtième Siècle, paru en 1883.

Le troisième film présente un résumé animé de l’œuvre protéiforme d'Albert Robida, à travers les différentes thématiques qu'il a pu aborder tout au long de sa longue et riche carrière.
- Chroniqueur du futur
- Historien de Paris
- Illustrateur de chefs d’œuvre de la littérature
- Auteur et illustrateur de la jeunesse
- Voyageur d'une ville à l'autre
- Dessinateur de presse et caricaturiste
Ce film mixe de nombreuses réalisations phares extraites de son œuvre, d'une manière vivante et dynamique...
A ne pas manquer !


Les visiteurs se sont également beaucoup intéressés aux maquettes (réalisées par Laurent Antoine LeMog de l'Association des Amis d'Albert Robida, et imprimées en 3D). Elles ont été inspirées par les dessins d'anticipation d'Albert Robida, notamment ceux en provenance de la Guerre au XXe siècle, La Vie Electrique ou La Guerre Infernale. Les questions à leur sujet, quant au mode de conception et de réalisation, ont été nombreuses... et aux dires de certains, ces maquettes représentent le "clou" de cette exposition.


Après cette première visite-découverte de l'exposition, ce fut le moment des discours, avec en tête la présidente du Musée de la Grenouillère, Mme Marie-Louise Schembri qui a évoqué avec détail la genèse de ce projet d'exposition, et bien sûr l'implication exemplaire des personnes qui ont conçu et monté cette exposition : les deux vice-présidentes de choc, Anne-Marie Ghipponi et Marielle Gobé, mais aussi Louis de Martino et Jean-Louis Ayme (le Président fondateur du Musée de la Grenouillère).

Puis ce fut au tour de Katerine Noël, première adjointe accompagnée par le maire Jean-Roger Davin, de faire une sympathique intervention et féliciter à nouveau l'équipe du Musée qui a réalisé des prouesses pour que cette exposition soit un total succès.

Notre association était également bien représentée, avec notre Président Eric Blanchegorge, qui avait fait le déplacement depuis Troyes à l'occasion de cette exposition Robida. Lors de son discours, il a pu rappeler la richesse et l'intérêt de l’œuvre d'Albert Robida et notre implication dans ce projet.

Gardant le meilleur pour la fin, Jean-Claude Viche, notre ami et Président-Fondateur de l'Association des Amis d'Albert Robida prit la parole pour commenter, entre autres, les attaches qu'a pu avoir Albert Robida avec Croissy, La Grenouillère et les communes environnantes, mais aussi rappeler qu'il y a un peu plus de 20 ans avait déjà eu lieu ici une très belle exposition Robida.

Notre association se félicite qu'une vingtaine de ses membres aient pu venir à cette inauguration, et notamment Anne-Marie Demont, petite-fille d'Albert Robida !


Les discours terminés, nous nous sommes tous retrouvés au buffet afin de terminer en beauté cette belle soirée de vernissage parfaitement organisée.

Nous rappelons que les visiteurs pourront se procurer au Musée de La Grenouillère le catalogue de l'exposition (5 euros) et un porte-clés souvenir reproduisant un des engins d'anticipation imaginés par Robida, la Loco Forteresse, imprimée en 3D comme les maquettes présentées dans l'exposition (7 euros).

Intéressant catalogue de 12 pages, contenant une présentation de l’œuvre de Robida, la reproduction des illustrations présentes à l'exposition, photographies des maquettes 3d avec explication... et le porte-clés décoratif inspiré par la Loco Forteresse que Robida avait imaginé dans La Caricature, numéro 200 d'octobre 1883.


La foule des visiteurs attentifs, pendant les discours.

samedi 10 novembre 2018

Science-fiction hier, réalité aujourd’hui : Albert Robida, un visionnaire à la Grenouillère

A partir du dimanche 11 novembre 2018
jusqu'au 28 avril 2019

Exposition Albert Robida, proposée par le Musée de la Grenouillère à Croissy-sur-Seine.

Science-fiction hier, réalité aujourd'hui :
Albert Robida 1848-1926

Plus de vingt ans après l’exposition « De la Grenouillère à l’an 2000 », l’exposition du Musée de la Grenouillère présente l’œuvre foisonnante et anticipatrice d’Albert Robida (1848 -1926). Dessinateur, auteur, aquarelliste, graveur, journaliste et romancier français, Albert Robida a imaginé des machines révolutionnaires, des moyens de communication, de transport. Inexistants de son vivant, certains font partie de notre quotidien de nos jours !




Musée de La Grenouillère

12, Grande Rue, 78290 Coissy-sur-Seine – Mercredi et dimanche 14h30 à 18h00
www.grenouillere-museum.com


jeudi 8 novembre 2018

Les Engins futuristes de Robida... au Musée de La Grenouillère à Croissy

A quelques jours à peine de l'ouverture de l'exposition Albert Robida qui se tiendra du 11 novembre 2018 au 28 avril 2019 au Musée de la Grenouillère, il est temps de poursuivre la présentation des maquettes inspirées par l'oeuvre d'anticipation de notre auteur préféré.

Comme vous le savez maintenant, ces maquettes ont été modélisées en 3d, puis imprimées pièce par pièce sur une imprimante 3D de type FDM (dépôt de fil fondu), en PLA, un BIO-plastique issu de l'amidon de maïs.

La dernière fois, nous avions parlé de la Loco Forteresse et du Ballon Canons, qu'on retrouvait dessinés sur la couverture du n°200 de La Caricature d'octobre 1883 ( https://albert-robida.blogspot.com/2018/09/des-maquettes-en-3d-lexposition-albert.html ). Restons sur la même date et ouvrons les pages de ce journal... A l'intérieur, se trouve un magnifique triptyque d'un format plutôt impressionnant : 108 x 38 cm ! Excusez du peu !!
Les dessins illustrent toujours le Roman Graphique de Robida : La Guerre au XXs Siècle.

Triptyque 108x35 - La Guerre au Vingtième Siècle par A. Robida - La Caricature n°200 - 27 octobre 1883.

Un des engins représentés dans cette planche a servi d'inspiration plutôt précise à l'engin suivant, que j'ai nommé le Multi Canons... tout simplement parce qu'il possède une batterie de canons rotatifs, au nombre de 24 !

Ce nouvel engin de destruction a été modélisé et imprimé à la même échelle que les deux précédents modèles. Les couleurs d'impression restent les mêmes, au nombre de quatre. Gris métal pour les parties sensées être blindées. Les canons rotatifs sont en noir, ainsi que la cabine ! Les affûts de côté sont couleur bronze, au même titre que le châssis et les roues de train. Les tirs des canons ont été matérialisés en rouge.

Voici ci-dessous quelques illustrations complémentaires montrant ce Multi Canons assemblé, prêt à être exposé à Croissy-sur-Seine.




Et surtout n'oubliez pas !!!

Exposition au Musée de La Grenouillère
du 11 novembre 2018 au 28 avril 2019

12, Grande Rue, 78290 Coissy-sur-Seine – Mercredi et dimanche 14h30 à 18h00

www.grenouillere-museum.com

mercredi 7 novembre 2018

Quand l'éditeur Montgredien & Cie fait de la pub pour Robida et son Vieux Paris de l'Exposition universelle de 1900 !

En fait, le célèbre éditeur Montgredien ne fait pas uniquement de la publicité pour la reconstitution du Vieux Paris d'Albert Robida à l'Exposition 1900, mais aussi pour ses magnifiques publication grand format "L'Exposition de 1900"... qu'aujourd'hui chaque passionné par cette Expo possède dans sa collection. Paraissant chaque semaine pendant la durée de l'Exposition, le tout une fois relié ce présente sous la forme de 3 forts volumes de 32 pages chacun, L'Encyclopédie du Siècle - L'Exposition de Paris de 1900. Et pour les plus chanceux, auront ces volumes reliés dans la belle percaline polychrome signée Paule Souze !

Cette affiche, au format 75 x 90 cm, curieusement imprimée recto-verso, a dû être éditée au tout début de l'Exposition de 1900, voire même avant l'inauguration.
Elle décrit en détail sur chacune des face le Clou de l'Exposition que sera le Vieux Paris de Robida. Il faut dire, il s'agit de la seule partie de l'Expo qui ne soit pas en retard, et qui sera inaugurée une semaine avant celle officielle de toute l'Exposition qui est encore dans les travaux et accuse - comme toutes les Expositions - beaucoup de retard !

Au recto, c'est affiche propose un joli plan de l'Exposition en couleur, des portraits des principaux "acteurs" de cette Exposition de 1900, dont Robida bien évidemment...
...ainsi qu'une vue à vol d'oiseau du Vieux Paris, qu'on retrouvera en double page dans cette publication, et dans bien d'autres également.


Au verso, pas d'illustrations, mais des explications quant à la publication, et à se qu'on va trouver au Vieux Paris.



Cette affiche était-elle destinée à être affichée chez les marchands de journaux ? Certainement, mais nous manquons d'informations pour le certifier.
Quelques spécialistes ont été questionnés, mais n'ont jamais vu pour le moment, cette intéressante affiche.

Donc... affaire à suivre !

Couverture d'un fascicule hebdomadaire; illustration par Luigi Loir.

Et pour le plaisir, la double-page centrale du fascicule dédié au Vieux Paris. Il s'agit là du projet du Vieux Paris, qui comporte quelques différences avec celui réellement réalisé.

dimanche 21 octobre 2018

Albert Robida, Le Vésinet et la Grande Guerre

Exposition

Le Vésinet et la Grande Guerre

au foyer du Théâtre du Vésinet - Alain Jonemann, 59 boulevard Carnot,
et dans le hall d’accueil de la mairie, 60 boulevard Carnot.

Du 3 octobre au 2 décembre 2018

Proposée par la Société d’Histoire du Vésinet avec la participation de l’Association des Anciens Combattants et des Archives municipales.


Présentée par la Société d’Histoire du Vésinet, l’exposition propose une vision locale du conflit, la vie quotidienne de notre village bouleversée par l’état de guerre.
S’appuyant sur des affiches originales provenant des Archives municipales, des objets, des cartes postales et artisanats des tranchées prêtés par des collectionneurs et des extraits de presse de l’époque, l’exposition propose avec une trentaine de panneaux un retour sur ces années terribles.




Une vingtaine de panneaux tapissent le foyer du Théâtre du Vésinet. Ceux-ci relatent, sous une forme didactique essentiellement par du texte, d’une part les causes immédiates de la guerre, son déroulement, le traité final et l’impact sur le Vésinet (249 tués), puis détaille certaines caractéristiques originales de cette période comme les cartes de rationnement, l’accueil des Belges, la recherche des déserteurs, le travail des femmes…



Les deux panneaux Robida ferment la marche, d’une présentation plaisante avec une dizaine d’illustrations, des dessins de Robida dont la couverture de la Guerre au vingtième siècle, l’affiche qu’il a réalisée pour Le Vésinet et la photo de la famille Robida au Vésinet qui est reprise et commentée sur le catalogue de l’exposition de Croissy.

Lors de l'inauguration le 19 octobre dernier, l'Association des Amis d'Albert Robida a été remerciée dans le discours liminaire de M.Alain-Marie Foy, Président de la Société d’histoire du Vésinet, membre de notre Association, où il a bien sûr cité Henry Robida dont le nom figure sur le Monument aux morts.



vendredi 12 octobre 2018

Portrait & Autographe de A. ROBIDA, 1883 !

Voici une trouvaille récente, peu connue, que nous tenions à partager avec vous.
Il s'agit d'une petite pochette, au format A4 plié en deux, renfermant 3 portraits d'Albert Robida, ainsi qu'une lettre autographe.



Sur la couverture de ce petit feuillet, il est noté :

Portrait & Autographe
DE
A. ROBIDA
pouvant illustrer
La Vie en Rose

Cet ouvrage ayant été publié en 1883, on peut raisonnablement penser que cet ensemble a été édité au même moment. On s'interroge bien sûr sur la raison motivant l'édition ce genre de documents, pour parsemer les ouvrages de Robida, avec un de ses portraits... mais comme indiqué au dos du document, il s'agit d'un tirage limité à 100 exemplaires (seulement), pour les amateurs !
Les trois portraits gravés sont identiques, mais imprimés de 3 couleurs différentes : sanguine, bistre et noir sur papier du Japon.
On apprend que ce n'est pas un coup isolé, et que l'éditeur, "La Librairie des Nouveautés Artistiques" a déjà fait paraître plusieurs de ces Portraits & Autographes, destinés à prendre place dans les éditions d'amateur, des œuvres des principaux écrivains contemporains.

Dans la bibliographie de Philippe Brun (édition Promodis, 1984), on peut lire à ce sujet, en complément des informations sur l'ouvrage La Vie en Rose : Peut être joint une brochure in-8 "Portrait et autographe de A. Robida pouvant illustrer La Vie en Rose". Libr. des nouveautés artistiques.

Quant au portrait, il est signé Ernst Liphart. Le baron Ernst Friedrich von Liphart ou Earnest Lipgart, est un portraitiste Germano-Estonien, né en 1847 à Kambla en Estonie. Il était également expert et collectionneur d'art. Issu d'une famille noble allemande, il a suivi son père dans plusieurs pays européens étant jeune (Espagne et Italie), puis il s'installe à Paris dans les années 1873. En 1886, Ernst Liphart s'installe définitivement en Russie. Il devient conservateur des peintures au musée de l'Ermitage à St-Pétersbourg en 1906, poste qu'il occupera jusqu'en 1929. Il décède à Leningrad en 1932.

Ci-dessous, les trois portraits dans les trois teintes :




Ainsi que la lettre autographe, extraite de La Vie en Rose, 2ème part. chap. III. :


mercredi 10 octobre 2018

Robotic Pulps... à la Médiathèque de Vélizy-Villacoublay

Tous ceux - et nous savons qu'ils sont nombreux - qui apprécient l’œuvre d'anticipation d'Albert Robida ne resteront pas insensibles à l'exposition Robotic Pulps à la Médiathèque de Vélizy-Villacoublay, du 6 octobre au 3 novembre 2018.

par Jean-Yves Freyburger

https://www.velizy-villacoublay.fr/agenda/exposition-robotic-pulps


Robotic Pulps

Les Rétro-Robots débarquent à la médiathèque de Vélizy-Villacoublay tout le mois d’octobre 2018 !

Robot
Même si le terme n’existe que depuis les années 20, il qualifie indirectement cette volonté humaine qui existe depuis l’Antiquité: créer la vie et devenir ainsi l’égal d’un Dieu !

L’exposition évoquera rapidement les premières représentations robotiques modernes dès le milieu du XIXe en France et aux USA, leur vision de par le monde et sur différents supports (bande-dessinée, cinéma) ainsi que les robots réellement construits par l’homme.Puis elle se concentrera sur les années 1920-1950 aux Etats Unis à travers les pulps, ces magazines populaires aux couvertures provocantes et colorées, pleine de robots plus ou  moins humanoïdes et souvent très agressifs : les jeunes filles sont en danger, les savants-fous, de créateurs pathétiques ou dangereux deviennent victimes et le monde n’a plus qu’à bien se tenir : c’est le power-machine !

Ce sera dans ces même pulps que l’écrivain Isaac Asimov créera le terme « robotique » et les fameuses trois lois l’accompagnant, que naîtra  le fameux Capitaine Flam sous son nom originel de Captain Future et que le groupe Queen choisira la couverture de son album « News of the world ».

L’exposition présentera, et seulement pour la troisième fois en France, une trentaine de ces très fragiles magazines. Ils seront accompagnés de livres sur les robots, de nombreuses reproductions de couvertures et d’illustrations diverses, de jouets, de figurines extraites de différents films (Métropolis, Planète Interdite, Le jour où la terre s’arrêta) ainsi que de nombreux extraits sonores et vidéos.

Seront disponibles un e-catalogue (avec un historique, les descriptifs de l’exposition et de nombreuses références) ainsi qu’une page facebook dédiée.

Une visite guidée de l’exposition sera organisée le samedi 20 octobre avec une lecture de textes, autour d’une boisson et de quelques robots à grignoter ! Entrée tout public, au 1er étage de la Médiathèque.

Médiathèque Place Dautier 78140 Vélizy-Villacoublay
Tél : 01.34.58.12.19

https://www.velizy-villacoublay.fr/agenda/exposition-robotic-pulps

Evidemment, on pourrait se poser la question de savoir pourquoi parler de Robot ici ? Même si on sait que dans toutes les anticipations de Robida, les robots ne courent pas les rues, il faut quand même se rappeler que dans le Vingtième Siècle écrit en 1883, se trouve un Président Mécanique de la République Française, qui semble déjà avoir beaucoup des attributs du robot type !
Et en le cherchant bien... peut-être pourrez-vous mettre la main dessus, en visitant cette exposition  Robotic Pulps !

mardi 2 octobre 2018

La Science-fiction à l'honneur à la 5ème édition du Salon des papiers anciens BiblioMania

BiblioMania, le Salon des papiers anciens, sera de retour du 17 au 21 octobre 2018 à Paris, Espace Champerret.


« Le Temps est le seul vrai voyage pour le rêveur profond. » Gaston Bachelard

Pour sa cinquième édition d’octobre 2018 et à l’occasion de la fête de la Science, le Salon BiblioMania met à l’honneur la Science–Fiction. On retrouve la science-fiction en littérature, mais aussi dans les magazines et revues spécialisées, les bandes dessinées, les gravures et illustrations et bien sûr, le cinéma !

La science-fiction regroupe des œuvres littéraires très connues comme par exemple La Nouvelle Atlantide (1627) de Francis Bacon, les œuvres de Jules Verne comme Paris au XXè siècle (1994) ou encore Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley (1931). En ce qui concerne les œuvres cinématographiques, la première qui vient tout de suite à l’esprit est surement la saga de Georges Lucas, Star Wars (1977-2018). Nous découvrons le monde animé des super-héros de DC Comics ou de Marvel dans l’univers de la bande dessinée.


Les gravures et les illustrations sont présentes avec notamment, Cure d’air dans la montagne (1883) d’Albert Robida, La destruction du Léviathan de Gustave Doré (1865), mais aussi les œuvres de Léonard de Vinci, ainsi que la peinture fantastique et apocalyptique de Jérôme Bosch

Pour cette édition, le Salon accueillera près de 100 exposants venus de toute l’Europe qui représentent à eux tous, le temps d’un salon, une « véritable mémoire vivante de notre histoire ». Ces libraires professionnels offriront une variété de documents et articles de collection : à côté des livres et manuscrits anciens, vous pourrez dénicher des gravures et estampes, des magazines, mais aussi cartes postales, photos, affiches et des bandes dessinées.

Que vous soyez professionnel, collectionneur, sympathisant ou curieux, laissez-vous envoûter par le charme de la découverte. BiblioMania c’est le rendez-vous du bibliophile à ne pas manquer !

Infos pratiques :
Date : 17 au 21 octobre 2018
Lieu : Espace Champerret – Place de la Porte Champerret, Paris 17ème
Horaires : 10h – 19h tous les jours sauf le dimanche 21 fermeture à 18h
Thème : « La Science – Fiction »
Entrée : 5 euros
Gratuit : Enfants (-18 ans) / étudiants / handicapés (un justificatif sera demandé à l’entrée)
Invitations gratuites sur www.bibliomania.paris
Accès : Métro Ligne 3 « Porte de Champerret » Bus 84 – 92 – 163 – 164 – 165 – PC Arrêt porte de Champerret
Parking : Espace Champerret (payant)
Contact : organisationeka@gmail.com
Restauration sur place (produits régionaux, vins, champagne…)


vendredi 21 septembre 2018

Des maquettes en 3D, à l'exposition Albert Robida 2018… au Musée de la Grenouillère !



Comme vous le savez tous maintenant - depuis le temps qu'on en parle - à partir du 11 novembre prochain commence l'exposition Robida "tant attendue" au Musée de la Grenouillère à Croissy-sur-Seine. Au milieu de toutes les œuvres du maître qui y sont exposées, on trouvera de nombreuses maquettes inspirées des engins d'anticipation qu'il a pu imaginer dans ses romans illustrés.
J'ai commencé les descriptions par l'Aérostat Cuirassé, de 1869, issu de l'album inédit " La Guerre au vingtième siècle, la Campagne de Jujubie" (https://albert-robida.blogspot.com/2018/07/des-maquettes-en-3d-lexposition-albert.html)... je vais poursuivre de manière chronologique en vous transportant en 1883 !

Tous ceux qui s'intéressent un tant soit peu  à l'œuvre d'anticipation de Robida connaissent la fameuse couverture du numéro 200 de La Caricature du 27 octobre 1883. Titrée "La guerre au vingtième siècle", et légendée "La guerre de Railway", l'illustration représente l'affrontement d'engins blindés, volants et roulants...

Les locomotives-forteresses blindées des Australiens, lancées avec toute la vitesse que les capitaines-ingénieurs ont pu obtenir de leurs propulseurs électriques, ont surpris et bousculé les premiers blockhaus roulants rencontrés après la frontière, et, soutenues par une division aérienne, se sont emparées des lignes, malgré les efforts désespérés d'une division de railway mozambiquoise et de quelques ballonnets blindés.

Voilà comme Robida commente cette scène de guerre, du futur. Comme je le disais précédemment, cette illustration est très représentative des illustrations de la guerre du futur par Albert Robida, et on ne pouvait passer à côté des engins qui y sont représentés.
Deux des machines de guerre de cette illustrations ont donc été interprétées en volume, par Laurent ANTOINE LeMog, en vue de leur impression en 3D.

La première, c'est celle qui est au centre de l'image, la Loco-Forteresse, blindée, on la découvre puissament armée. Voilà ci-dessous le résultat de cette interprétation, que nous avons voulu la plus fidèle possible par rapport à son modèle de 1883 en 2D !


Comme pour le précédent modèle, cette maquette, préalablement modélisée en 3d, a été imprimée en plusieurs morceaux sur une imprimante 3d qui utilise le procédé de FDM (dépôt de fil fondu), et le matériau utilisé est le PLA... un plastique BIO !

Cette maquette mesure une trentaine de centimètres de longueur... les différentes pièces qui la composent ont demandé 40h d'impression... cela peut sembler long, mais une fois lancée, on ne reste pas devant la machine à attendre que ça se passe. Les seules interventions sont le "lancement" en impression de nouvelles pièces, et bien sûr, le remplacement des bobines de PLA en fonction des couleurs utilisées. Ici, quatre bobines auront été nécessaires : NOIR, pour le château et les canons, ROUGE pour figurer les tirs de canons, BRONZE pour le châssis (non visible sur la photo), GRIS métallisé pour la coque de l'engin.

A noter que cet engin a servi à valider le concept en amont du projet d'exposition, à une échelle moindre. Ci-dessous, posées à l'intérieur d'une des imprimantes 3d, les pièces de la Loco-Forteresse pour l'exposition, et devant la machine, la Loco-Forteresse préliminaire, plus petite.


Découvrons maintenant le second engin recréé à partir de cette couverture de La Caricature, il s'agit cette-fois d'une machine volante : Le Ballon Canon (ou ballonnet blindé !)
Cet engin a été traité et interprété dans le même style que le précédent bien sûr, et à une échelle similaire. De fait, on arrive à un ballon de près de 35cm de longueur.
Bien sûr, on peut être étonné par l'aspect qu'à donné Robida à ce ballon, qui ressemble plus à un poisson qu'à un dirigeable de Santos-Dumont ! Mais Robida aime à écorcher ce futur et les évolutions techniques galopantes... et les dirigeables en prennent pour leur grade, et deviennent de véritables poissons volants, mais blindés !


Ce modèle-là, à la cabine plus frêle, n'aura demandé que 22h d'impression... mais nous verrons que pour d'autres modèles qui vont suivre, ce chiffre augmente énormément.
Ci-dessous, les différentes pièces qui ont constitué ce Ballon Canon :


Et pour terminer, pour le plaisir, une dernière image avec ces deux engins, réunis.


Pour rappel :
Exposition au Musée de La Grenouillère
du 11 novembre 2018 au 28 avril 2019

12, Grande Rue, 78290 Coissy-sur-Seine – Mercredi et dimanche 14h30 à 18h00

www.grenouillere-museum.com

jeudi 6 septembre 2018

Des nouvelles de la prochaine exposition Albert Robida, à La Grenouillère - Croissy-sur-Seine

Chers amis,
Cela fait déjà quelques semaines que nous vous parlons de la prochaine Exposition Albert Robida à Croissy-sur-Seine, qui se déroulera du 11 novembre 2018 à fin avril 2019.

 Science-fiction hier, réalité aujourd'hui
Albert Robida
1848-1926


Histoire de vous tenir informé, sachez que le projet avance plutôt bien… les œuvres ont été sélectionnées, la quasi-totalité des maquettes inspirées des œuvres d’anticipation d’Albert Robida ont été livrées, et le film d’animation parcourant les différents thèmes de l’œuvre de Robida est en court de finition. Deux autres films seront également présentés, le premier est une rapide biographie de l’artiste, le second présente la Station Centrale des Aéronefs de Notre-Dame, ce célèbre dessin d’anticipation (extrait de l’ouvrage le XXe siècle) prend vie en images de synthèses 3D.

Vous trouverez ci-dessous l’affiche définitive de l’événement… qui approche !



Musée de La Grenouillère

12, Grande Rue, 78290 Coissy-sur-Seine – Mercredi et dimanche 14h30 à 18h00

www.grenouillere-museum.com

samedi 1 septembre 2018

Les Assiégés de Compiègne... un ouvrage exceptionnel en vente à la Librairie Jean-Etienne Huret, Paris

Albert Robida, Les Assiégés de Compiègne, 1430
Exemplaire in-folio comprenant tous les dessins originaux

Pièce unique : Exemplaire du "monstre" de ce livre : comprenant d'une part l'intégralité des dessins à l'encre ayant servi pour l'ouvrage : ceux de la couverture, de la page de titre, le titre dessiné, 4 hors-texte, 113 dessins in-texte ainsi que 3 non retenus ; d'autre part toutes les pages du livre contrecollées sur des feuilles de format in-folio montées sur onglets. Le tout dans une reliure vélin aquarellée sur les deux plats et le dos (au premier plat, Jeanne d'Arc chevauchant, guidée par l'ange des batailles ; au second plat, le pont de Compiègne, au dos un soldat).

Premier, second plat et dos en vélin décorés d’aquarelles originales de Robida.



Cet ouvrage revêt un caractère particulier lorsque l’on sait que Robida est né à Compiègne (1848-1926) et qu’il est très sensible à l’histoire médiévale, qu’il n’a cessé de représenter et d’illustrer tout au long de son oeuvre et de sa carrière, culminant avec la reconstitution du Vieux Paris au bord de la Seine pour l’Exposition universelle 1900. Ce livre est le récit de la dernière bataille de Jeanne d’Arc, où celleci fut faite prisonnière devant Compiègne. L’auteur explique : « La rapide et merveilleuse carrière de Jeanne d’Arc est un rayon de soleil au milieu des plus terribles malheurs de la France ; la catastrophe du siège de Compiègne, en 1430, la termina comme par un coup de foudre. Chef d’armée à dix-huit ans, la bergère de Domrémy, conduisant à la victoire de rudes soldats, des chevaliers et des princes, accourait avec trois ou quatre cents hommes au secours de Compiègne assiégé par les Anglais et défendu par Guillaume de Flavy. Le jour même de son arrivée, sa troupe, à peine reposée, attaqua vigoureusement le camp des assiégeants, mais ceux-ci battus d’abord, survinrent en grandes masses et refoulèrent la sortie jusqu’au gros rempart établi à la tête du pont de Compiègne. Alors, soit par suite d’une panique des assiégés, craignant de voir les Anglais pénétrer dans la place pêle-mêle avec les derniers combattants de la sortie, soit par trahison, au moment où Jeanne, qui combattait à l’extrême arrière-garde, allait rentrer en ville, le pont-levis se releva, la laissant se débattre à grands coups d’épée parmi la foule des assaillants. Précipitée à bas de son cheval, elle fut faite prisonnière ainsi que son frère Pierre d’Arc et Xaintrailles, et son long martyre commença qui devait finir au bûcher de Rouen. Depuis cette époque, le souvenir du drame plane sur les rives de l’Oise, où le vieux pont de Compiègne vit passer Jeanne marchant à l’ennemi pour la dernière fois, et le soupçon de la trahison pèse sur le gouverneur de Compiègne, Guillaume de Flavy. Et pourtant ce gouverneur, après la prise de Jeanne d’Arc, repoussa toutes les tentatives de corruption et continua à lutter courageusement sur ses remparts ; il défendit pendant six mois contre toutes les attaques la ville confiée à sa garde, jusqu’au jour où une nouvelle troupe de secours étant survenue, il put avec son concours, en jetant la garnison et les gens de Compiègne sur les bastilles ennemies, emporter tous les retranchements et forcer les Anglais à lever le siège. Un frère de Flavy périt pendant le siège et lui-même ne se ménagea pas. Si le pont se releva devant Jeanne, ce ne fut certainement pas sur un ordre de Flavy, personne ne l’en accusa alors ; il est permis de penser que le crime fut le fait de quelque traître introduit parmi les défenseurs de la porte, et nous pouvons, sur le grand drame historique, aux détails demeurés inconnus, supposer ou imaginer telles circonstances et telles explications. Le vieux pont n’existe plus, on le connait cependant par quelques plans et par un dessin datant du règne de Louis XIII, alors que ses défenses extérieures se dressaient encore à peu près intactes à l’endroit où Jeanne fut prise. » En mai 1909, la ville de Compiègne organisa des fêtes en l’honneur de Jeanne d’Arc, et Robida illustra la plaquette commémorative. En 1919, Robida consacra un album à la ville que la famille de l’artiste avait été contrainte d’évacuer, au début de la guerre, Autour de Compiègne en août 1914.

Premier plat décoré d’une aquarelle originale de Robida.

 Second plat décoré d’une aquarelle originale de Robida.

ROBIDA (Albert). Les Assiégés de Compiègne, 1430. P., H. Laurens, collection « Plume et crayon » [1905], in-folio sous étui, vélin aquarellé par l’auteur, 45 ff. de dessins originaux, à-plat de couv. et (4)-132 pp. entièrement montés sur onglets. (CN18) (9354631)


http://www.librairie-huret.fr/

Librairie Jean-Etienne Huret, 9 rue de la Pompe, 75116 PARIS

vendredi 10 août 2018

Rétrofictions, par Guy Costes et Joseph Altairac - Septembre 2018 !

A paraître fin septembre 2018 :

par Guy Costes et Joseph Altairac

Rétrofictions

Encyclopédie de la Conjecture Romanesque Rationnelle Francophone



Auteurs du monumental essai bibliographique Les Terres creuses (2006) consacré aux mondes souterrains imaginaires, Guy Costes et Joseph Altairac explorent cette fois, avec Rétrofictions, les domaines de l'utopie, des voyages extraordinaires, du merveilleux scientifique et de la science-fiction ancienne, en reprenant à leur compte le concept unificateur de « conjecture romanesque rationnelle » théorisé par l'encyclopédiste Pierre Versins.

Cette entreprise ne constitue cependant pas une simple mise à jour de sa célèbre Encyclopédie de l'utopie, des voyages extraordinaires et de la science-fiction (1972) : en effet, Rétrofictions concerne exclusivement les productions francophones, mais recensées dans une perspective d'exhaustivité, à partir de 1532, date de publication du Pantagruel de Rabelais, jusqu'à la création en 1951 du « Rayon Fantastique » et d’ « Anticipation », premières collections françaises de science-fiction.

L’ouvrage propose près de 5000 entrées onomastiques consacrées aux auteurs de 11 000 occurrences dans des genres et sur des supports les plus divers (littérature, poésie, théâtre, bande dessinée, illustration, cinéma, radiodiffusion, carte postale, assiette ornée, etc.), œuvres dont l’appartenance à la conjecture rationnelle se trouve à chaque fois justifiée par un extrait ou un descriptif, accompagné de données bibliographiques précises. La reproduction de plus de 1000 documents iconographiques témoigne de l'importance accordée par les auteurs à l’illustration au sens large.

Enfin, un imposant index thématique achève de faire de Rétrofictions un ouvrage de référence et un outil indispensable aussi bien à l'amateur et au collectionneur qu'au chercheur travaillant sur l'histoire et l'évolution de la science-fiction francophone sous toutes ses formes.

Préface de Gérard Klein.
Illustration de couverture de Jeam Tag.



Deux tomes d'environ 1200 pages chacun, sous coffret !
Editeur : Les Belles Lettres 


Nous avons bien sûr hâte de découvrir à l'intérieur de ce fabuleux ouvrage tout ce qui concerne Albert Robida, mais déjà, nous pouvons remercier l'illustrateur de la couverture, Jeam Tag, qui nous offre sa vision à peine revisitée de la station d'aérocabs de la Tour Saint-Jacques (Le XXe siècle, 1883), parfaitement intégrée aux autres illustrations. En reconnaît aussi, entre autres, à gauche des tours de St-Jacques, les robots agricoles d'Ignis de Didier de Chousy (dessinés par Damblans), que nous avions publiés en couverture du Téléphonoscope numéro 22 de 2015, qui avait pour thème "L'anticipation au temps de Robida".

n°22 - L'anticipation au temps de Robida

mercredi 8 août 2018

Le Vieux Paris de Robida... dans le Transcontinental !

Voilà un titre d'article qui pourrait surprendre...

Vous connaissez bien sûr le Vieux Paris qu'Albert Robida avait reconstitué sur les berges de la Seine lors de l'Exposition universelle de 1900 à Paris.
Comme on peut l'imaginer (et le prouver), les journaux de l'époque se sont fait l'écho de l'événement à venir - l'Exposition de 1900 - et bien sûr, de ce "clou" de l'Expo que fut le Vieux Paris.

Lorsque nous avons travaillé en 2008-2009 sur le projet de restitution en images de synthèse 3D de ce Vieux Paris, nous avons eu l'honneur de consulter les archives du Musée Antoine Vivenel de Compiègne. Ces archives, sans être ni exceptionnelles ni pléthoriques, constituèrent néanmoins un bon complément à toutes les autres recherches effectuées, notamment auprès de collections privées.

Dans la masse des documents photographiés, il s'en trouve un de moindre importance que je ressort seulement maintenant. Il s'agit de la double-page d'un journal semble-t-il, car celle-ci est orpheline du restant, mais également déchirée, tâchée, bref, dans un état catastrophique.

Nous venons donc de nous décider à restaurer numériquement ce document qui présente 11 vues du Vieux Paris, lors de sa construction. Le document étant exempt de date, on peut supposer, vu l'état d'avancement des travaux du Vieux Paris, que nous sommes dans les premiers mois de 1900.

La double-page du journal... dans son jus !


Ces photos ne sont pas d'un intérêt capital, surtout pour le projet de restitution, mais cependant, elles proposent des états de construction intéressants, ainsi que des cadrages qui ne sont pas forcément courants.

Comme je le disais précédemment, point de date sur le document, ni même le nom du journal dont cette double-page est extraite ! Seul une indication en bas à droite, au crayon de mine : Le Transcontinental.
Nous avons pourtant fait le tour des parutions de ces années-là, sans jamais avoir croisé celui-là... étonnant !
Recherches faites, il s'agirait d'un journal international hebdomadaire illustré provenant de Belgique, et qui n'aurait publié que de 1899 à 1900 ! Ceci explique qu'il ne soit pas vraiment connu.

La double-page retouchée. La qualité reste bien sûr perfectible, les outrages du temps sont là, mais la piètre qualité du papier et du tirage sont loin d'améliorer l'état global du document.


Voici ci-dessous reprises séparément, chaque photo prises au Vieux Paris, avec leur légende respective, et un éventuel commentaire de notre part.

 1. L'église Saint-Julien des Ménestriers... presque totalement terminée. Au sol, ce sont les balustrades en cours de fabrication, qui seront installées au bord du Vieux Paris pour éviter aux visiteurs d'aller prendre un bain dans la Seine.
Le clocher de l'église ne devait bien apparaître sur le cliché de l'époque, il a donc été redessiné sur la photo avant impression. Les retouches photo ne datent pas d'hier !!


2.  L'Auberge des Nations, nous sommes presque à la sortie aval du Vieux Paris.
Des échafaudages sont visibles devant ce qui sera la reconstitution du Palais de la Cité.


3. La Sainte-Chapelle.
En fait, on n'en voit pas grand chose, puisqu'ici sont les décorations de l'escalier y menant.


4. Le Pont au Change et le Châtelet.
Le Châtelet se trouve en fait dans le dos du photographe. En face, on reconnait le grand corps du Palais de la Cité.

5. La Tour de l'Archevêché. 
Voilà une vue assez rare, qu'il n'a été possible de prendre que pendant les travaux. Le photographe est en dehors du Vieux Paris, sur la rampe en construction qui mène de la sortie aval du Vieux Paris, en direction de la passerelle Debilly, construite pour l'Exposition de 1900.
Cette passerelle permettait de créer un raccourci pour aller du Vieux Paris à la rive gauche en direction du Quai d'Orsay et des palais du Champ de Mars.


6. L'entrée du Vieux Paris.
On accédait au Vieux Paris par la grandiose Porte St Michel, au XIVe siècle de cette reconstitution. On constate que cette entrée est encore en construction. On imagine les guichets sur la droite, et en bas à gauche, la station des bateaux omnibus.
Derrière la porte, on découvre la silhouette de la Tour du Louvre. A y regarder de plus près, cette tour devait être "ratée" sur la photo, c'est donc une silhouette dessinée qui se trouve reproduite ici.
Dans le dos du photographe se trouve le Pont de l'Alma.


7. L'ensemble du Vieux Paris, près du Pont de l'Alma.
Tellement près du pont, que le photographe s'y est installé pour prendre la photo !


 8. La Tour du Châtelet.
Le photographe se trouve sur la passerelle de sortie des Grandes Halles du Vieux Paris
(servant de salle de spectacle à l'Expo).
La Tour du Châtelet est presque terminée, il ne manque que le gros horloge... sur la droite, on aperçoit la ruelle de la Foire St-Laurent.
Encore une fois, le clocher semble avoir été redessiné ! ou copieusement retouché !!


 9. La Maison de Molière.
En fait, la maison de Jean-Baptiste Poquelin (le pavillon des singes), n'est pas visible sur cette vue. La localisation est certes bonne, nous sommes bien dans la Rue des Vieilles Ecoles, mais nous nous trouvons devant l'escalier du Cabaret de la Pomme de Pin, qui nous cache littéralement les constructions alignées derrière.
On note que cette photo a été particulièrement retouchée et augmentée. A gauche de l'escalier, un dessin nous offre un aspect du cabaret plus qu'approximatif. A l'arrière-plan, pas de doute possible, la Tour du Louvre est bien un dessin ajouté à la photo.


 10. Le portail de l'Eglise Saint-Julien des Ménestriers.
Les travaux sont pratiquement achevés. Il ne manque que l'horloge qui trouvera sa place en partie gauche du pignon. 
Le gros tas de caillou en premier plan n'est autre qu'un tas de pavés qui seront installés au sol, sur les planchers du Vieux Paris, au trois-quarts construit sur pilotis au-dessus de la Seine.


11. Le Pilori de St-Germain-des-Près.
On note un angle peu courant sur ce cliché. Le photographe est à la sortie de la Rue des Vieilles Ecoles, qui donne sur la Place St Julien.
L'église est à gauche, le cabaret de la Pomme de Pin est à droite.
En face de nous, longeant le Pilori, le grand escalier emmène les visiteurs vers les Halles de Paris, et la grande salle de Théâtre pouvant contenir plus de 1100 spectateurs.

Ainsi s'achève cette petite visite du Vieux Paris d'Albert Robida à l'Exposition universelle de 1900 à Paris, orchestrée, une fois n'est pas coutume, par un journal en provenance de Belgique !

A bientôt.
Laurent