vendredi 21 septembre 2018

Des maquettes en 3D, à l'exposition Albert Robida 2018… au Musée de la Grenouillère !



Comme vous le savez tous maintenant - depuis le temps qu'on en parle - à partir du 11 novembre prochain commence l'exposition Robida "tant attendue" au Musée de la Grenouillère à Croissy-sur-Seine. Au milieu de toutes les œuvres du maître qui y sont exposées, on trouvera de nombreuses maquettes inspirées des engins d'anticipation qu'il a pu imaginer dans ses romans illustrés.
J'ai commencé les descriptions par l'Aérostat Cuirassé, de 1869, issu de l'album inédit " La Guerre au vingtième siècle, la Campagne de Jujubie" (https://albert-robida.blogspot.com/2018/07/des-maquettes-en-3d-lexposition-albert.html)... je vais poursuivre de manière chronologique en vous transportant en 1883 !

Tous ceux qui s'intéressent un tant soit peu  à l'œuvre d'anticipation de Robida connaissent la fameuse couverture du numéro 200 de La Caricature du 27 octobre 1883. Titrée "La guerre au vingtième siècle", et légendée "La guerre de Railway", l'illustration représente l'affrontement d'engins blindés, volants et roulants...

Les locomotives-forteresses blindées des Australiens, lancées avec toute la vitesse que les capitaines-ingénieurs ont pu obtenir de leurs propulseurs électriques, ont surpris et bousculé les premiers blockhaus roulants rencontrés après la frontière, et, soutenues par une division aérienne, se sont emparées des lignes, malgré les efforts désespérés d'une division de railway mozambiquoise et de quelques ballonnets blindés.

Voilà comme Robida commente cette scène de guerre, du futur. Comme je le disais précédemment, cette illustration est très représentative des illustrations de la guerre du futur par Albert Robida, et on ne pouvait passer à côté des engins qui y sont représentés.
Deux des machines de guerre de cette illustrations ont donc été interprétées en volume, par Laurent ANTOINE LeMog, en vue de leur impression en 3D.

La première, c'est celle qui est au centre de l'image, la Loco-Forteresse, blindée, on la découvre puissament armée. Voilà ci-dessous le résultat de cette interprétation, que nous avons voulu la plus fidèle possible par rapport à son modèle de 1883 en 2D !


Comme pour le précédent modèle, cette maquette, préalablement modélisée en 3d, a été imprimée en plusieurs morceaux sur une imprimante 3d qui utilise le procédé de FDM (dépôt de fil fondu), et le matériau utilisé est le PLA... un plastique BIO !

Cette maquette mesure une trentaine de centimètres de longueur... les différentes pièces qui la composent ont demandé 40h d'impression... cela peut sembler long, mais une fois lancée, on ne reste pas devant la machine à attendre que ça se passe. Les seules interventions sont le "lancement" en impression de nouvelles pièces, et bien sûr, le remplacement des bobines de PLA en fonction des couleurs utilisées. Ici, quatre bobines auront été nécessaires : NOIR, pour le château et les canons, ROUGE pour figurer les tirs de canons, BRONZE pour le châssis (non visible sur la photo), GRIS métallisé pour la coque de l'engin.

A noter que cet engin a servi à valider le concept en amont du projet d'exposition, à une échelle moindre. Ci-dessous, posées à l'intérieur d'une des imprimantes 3d, les pièces de la Loco-Forteresse pour l'exposition, et devant la machine, la Loco-Forteresse préliminaire, plus petite.


Découvrons maintenant le second engin recréé à partir de cette couverture de La Caricature, il s'agit cette-fois d'une machine volante : Le Ballon Canon (ou ballonnet blindé !)
Cet engin a été traité et interprété dans le même style que le précédent bien sûr, et à une échelle similaire. De fait, on arrive à un ballon de près de 35cm de longueur.
Bien sûr, on peut être étonné par l'aspect qu'à donné Robida à ce ballon, qui ressemble plus à un poisson qu'à un dirigeable de Santos-Dumont ! Mais Robida aime à écorcher ce futur et les évolutions techniques galopantes... et les dirigeables en prennent pour leur grade, et deviennent de véritables poissons volants, mais blindés !


Ce modèle-là, à la cabine plus frêle, n'aura demandé que 22h d'impression... mais nous verrons que pour d'autres modèles qui vont suivre, ce chiffre augmente énormément.
Ci-dessous, les différentes pièces qui ont constitué ce Ballon Canon :


Et pour terminer, pour le plaisir, une dernière image avec ces deux engins, réunis.


Pour rappel :
Exposition au Musée de La Grenouillère
du 11 novembre 2018 au 28 avril 2019

12, Grande Rue, 78290 Coissy-sur-Seine – Mercredi et dimanche 14h30 à 18h00

www.grenouillere-museum.com

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