lundi 4 mars 2013

Robida et le naturalisme

Albert Robida, qui suit l'actualité et les mouvements de son temps, s'empare du naturalisme et le croque, comme par exemple dans La Caricature n°15 du 10 avril 1880, avec "Les Héroïnes de roman, passées, présentes et futures", où l'on trouve des portraits des héroïnes "dégoutantes", "physiologiques" ou "naturaliste".


L'Héroïne Naturaliste,
...Elle pesait 154, tout habillée, 154 livres ! du nerf, de la chair et du sang ! c'était une robuste jeunesse, haute en couleur, fraîche de peau et ferme, fallait voir ! De qui était-elle fille ? Nous ne saurions le dire avec précision ; Nana, jadis, lui avait trouvé dans le nez une certaine ressemblance avec son cocher, puis avec un petit vicomte qui pourtant... puis avec... enfin, c'était vague. Ce nez ne venait ni des Rougon, ni des Maquart, ni des Coupeau; ou ce nez était inné, ou il provenait de l'intrusion dans la famille d'un nouvel élément physiologique. Quelles seraient les conséquences de ce nez dans ascendance reconnue ?
La Fille à Nana (par Emile Zola).   

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