lundi 8 juillet 2013

Les Escholiers du temps jadis - 1907

En 1907, l'éditeur Armand Colin fait paraître ce nouvel ouvrage d'Albert Robida :
Les Escholiers du temps jadis.
Encore une fois, Albert Robida est dans son élément, le moyen âge lui plaît et l'inspire toujours. La lecture de ce petit livre de 145 pages n'est pas sans nous rappeler certains passages de ces précédents ouvrages "Paris de siècle en siècle" et "Le Coeur de Paris", parus respectivement en 1895 et 1896, ou même le Vieux Paris de l'Exposition universelle de 1900, Guide Historique, Pittoresque et Anecdotique.

Richement illustré de 48 gravures, seulement 8 dessins sont signés par Albert Robida, les autres sont des gravures anciennes provenant des ouvrages lui ayant servi de références.

Au sommaire :

  • I. Premières écoles
  • II. Fondation de l'université
  • III. La Rue du Fouarre et les vieux collèges
  • IV. Université des Provinces
  • V. Les Sept Voies de la science
  • VI. La Vie d'Escholier
  • VII. Les Suppôts de l'Université
  • VIII. Fêtes et cérémonies : le Landit et la Fête des fous
  • IX. Désordre et Bagarres
  • X. Le Théâtre et les Collèges
  • XI. L'Ecolier de la Renaissance
  • XII. La Réforme et la Ligue
  • XIII. Pendant le grand siècle
  • XIV. Médecins de Montpellier et Avocats de Toulouse
  • XV. En province
  • XVI. La fin de l'Ancien Régime


Jeunes escholiers gagnant les collèges de Paris sous la conduite des messagers de l'Université.
Avant-Propos :
La vieille Université, âgée de sept siècles, assise depuis l'an 1200 sur le même point de Paris, sur la Montagne Sainte-Geneviève, avant d'en arriver au collège actuel, au jeune potache gagnant son lycée, la serviette d'avocat sous le bras, à l'étudiant déambulant sur le boulevard Saint-Michel, à la sortie des cours de  l'Ecole de Droit ou d'un examen de Médecine, a évolué lentement d'âge en âge, avec les idées et les sciences, les coutumes et les mœurs, subi maintes modifications et transformations.

Le champ de la science allait chaque jour s'agrandissant devant les maîtres et les élèves, le régime des Etudes, les conditions de la vie des Ecoles et des Collèges changeaient peu à peu, mais l'extraordinaire pittoresque et l'originalité des Ecoles des premiers temps se perpétuèrent bien longtemps, en raison de la vie tout à fait à part, en marge de la nation, pour ainsi dire, menée par les innombrables légions écolières, se succédant d'époque en époque dans les universités, à Paris comme dans les provinces.

Cette originalité ne s'atténuait guère qu'au XVIIIe siècle. Jusque-là, les habitudes et les moeurs du pays des Etudes restèrent à peu près les mêmes, sous la robe souvent délabrée de l'Escholier du XIIIe siècle, bivouaquant sur la paille pour écouter les maîtres fameux de la rue du Fouarre, ou sous le pourpoint tailladé des Ecoliers batailleurs du temps de la Ligue.

Batailleurs, ils le furent souvent, turbulents ils le demeurèrent toujours, l'histoire et la chronique ont eu bien des occasions de le raconter, en même temps qu'elles signalaient les côtés pittoresques de la vie des vieux collèges, des coutumes traditionnelles, des cérémonies officielles mettant en mouvement tout le personnel des facultés, ou des fêtes burlesques, des folles parodies par lesquelles la gent écolière se reposait de ses études longues et ardues.

Ce sont tous ces souvenirs anecdotiques, si curieux et si mouvementés, des vieilles écoles, tous ces types au caractère si tranché, toutes ces figures d'écoliers de tout âge et de tout rang, de plus lointain moyen âge à nos jours, des vieux collèges gothiques de Paris et des diverses Universités provinciales, que nous allons faire défiler en ces quelques chapitres.

Etudiants en médecine volant des cadavres pour leurs études à l'Hôtel-Dieu; XVIIIe siècle.


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