vendredi 4 décembre 2015

Téléphonoscope n°22 - L'anticipation au temps de Robida

L'anticipation au temps de Robida

Sommaire :

1 - Editorial, par Eric Blanchegorge & Dominique Lacaze
2 - Emile Souvestre, précurseur des anticipations de Robida par Michel Thiébaut
3 - Pierre Véron entre Jules Verne et Robida par Pierre Delestrange
4 - Ignis, roman scientifique de Didier de Chousy par Dominique Lacaze
5 - Où Robida illustre et inspire Camille Flammarion par Jean-Claude Viche
6 - L’Aile ou l’hélice ? ou l’aéronautique naissante en littérature par Daniel Compère
7 - Pluralité des vies et des mondes chez J.-H Rosny par Fabrice Mundzik
8 - Le Cyclisme par J.-H Rosny
9 - Tiphaine de la Roche ou l’anticipation au XVIIIe siècle par Dominique Lacaze
10 - Chroniques des « Quatre Grands » de la conjecture par Pierre Versins

Bulletin des amis d'Albert Robida
Décembre 2015 - numéro 22

Auteurs : Daniel Compère, Pierre Delestrange, Fabrice Mundzik, Dominique Lacaze, Michel Thiébaut, Jean-Claude Viche.

L'anticipation au temps de Robida

     La littérature d’anticipation était très fortement représentée en France durant la deuxième moitié du XIXe siècle.  Ce numéro du Téléphonoscope est l’occasion de découvrir un certain nombre d’auteurs et de préciser les relations entre l’œuvre de Robida et celles des principaux anticipateurs de l’époque. Ainsi Robida a pu emprunter certains de ses thèmes à Emile Souvestre (Le Monde tel qu’il sera. 1846) ou Pierre Véron (En 1900. 1863 et 1878) et en fournir à Didier de Chousy (Ignis. 1883) ou Camille Flammarion (La Fin du monde. 1894). Nous ne traitons pas ici des influences réciproques avec Jules Verne qui ont fait l’objet du Téléphonoscope n° 16.

     Mais ce numéro dépasse ce projet de deux façons. Nous avons d’abord donné une place importante à J.-H Rosny qui, très généralement, n’est pas un anticipateur, en cela qu’il ne s’attache pas à décrire le futur de notre société humaine. Il imagine plus volontiers d’autres êtres − extraterrestres ou aliens − et d’autres mondes qui n’obéissent pas forcément à nos lois physiques. En cela il est le grand précurseur de la science fiction. Une évolution que nous rencontrons aussi chez Didier de Chousy qui met longuement en scène des machines intelligentes qu’il appelle des Atmophytes et que nous appellerons des robots et chez Robida qui imagine le voyage dans le temps avec Jadis chez aujourd’hui. Ainsi, avec les extraterrestres Xipéhuz de Rosny, Jadis chez aujourd’hui de Robida et les Atmophytes de Chousy, nous avons, dès les années 1880, un concentré de science fiction, ceci avant Wells et les anglo-saxons. Avec en prime une forme littéraire très aboutie.

     D’autre part nous avons voulu faire connaître un auteur du XVIIIe siècle, Tiphaine de la Roche dont Francis Lacassin nous dit qu’il fait passer du merveilleux féérique au merveilleux scientifique. Il sut en effet nous décrire assez précisément, avec le style de son époque, certaines de nos techniques : photographie, radio, télévision, aliments synthétiques.

     Cet élan littéraire remarquable s’est brisé au moment de la Grande Guerre et la littérature française a peu participé à la fête de la science-fiction qui va devenir essentiellement anglo-saxonne.

Eric Blanchegorge & Dominique Lacaze


Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

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